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viernes, 28 de agosto de 2026

JOUER AVEC L'ENEIDE

LE DESTIN D'ÉNÉE




Personnages :

Le directeur de la troupe.

L'acteur incarnant Énée : prince troyen, héros marqué par le devoir et le chagrin.

L'actrice incarnant Didon : reine de Carthage, fondatrice de la cité, passionnée et fière.

Une autre actrice incarnant Bélinde : sœur de Didon, conseillère et bras droit.

Un acteur incarnant Achates : ami le plus fidèle d'Énée, soldat troyen réaliste et inébranlable.

Un autre acteur incarnant Iarbas : roi de Numidie, prétendant éconduit par Didon, jaloux et furieux.

Un acteur incarnant Mercure : messager divin.

Les acteurs incarnant les gardes d'Iarbas et les Troyens.

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Acte I : (Décor : la grande salle du trône de Carthage. À l'arrière-plan, des fenêtres laissent entrevoir une ville en construction. Didon est assise sur le trône. Bélinde est à ses côtés.)

Bélinde : (Montrant du doigt les fenêtres) Regarde, ma sœur. Les remparts s'élèvent, le port prospère. Carthage n'est plus un rêve d'exilés, c'est une réalité. Pourtant, ton regard se pose sur la mer avec tristesse.

Didon : (Soupire, elle se lève de son trône) Ce n'est pas de la tristesse, Belinda. C'est de l'émerveillement. Depuis que les flots ont amené le Troyen Énée sur nos rivages, mon cœur abrite une flamme que je croyais éteinte avec mon défunt époux Sychée.

Belinde : (Souriante) Pourquoi résister ? L'amour d'Énée n'est pas une faiblesse, c'est une alliance. Ses navires et ses guerriers protégeront nos frontières. L'Olympe te l'envoie !

(Yarbas entre brusquement par la droite, escorté de gardes. Son indignation est manifeste. Il trébuche, hésite, manque de tomber, et saisit Belinda.)

Belinda : Que fais-tu, Yarbas le féroce ?

Yarbas : (D'un ton arrogant et d'une voix forte) Je suis simplement tombé sur ce manteau, ma chère. Que voulez-vous que je fasse ?

(Le metteur en scène fait irruption sur scène par la gauche, vêtu de vêtements modernes.)

Metteur en scène : Ne sortez pas de votre personnage ! Ne sortez pas de votre personnage ! Comment voulez-vous que je vous le dise ?

Yarbas : Ces vêtements sont ridicules. Tout comme votre idée de jouer l'Énéide de Virgile pour commencer la nouvelle saison. Qui a bien pu inventer ça ? Qui ?

Metteur en scène : Vous avez vous-même dit que c'était une bonne idée, qu'Énée était un émigrant comme vous et que chacun pouvait apporter une touche personnelle à l'histoire.

(Énée entre par la gauche.)

Énée : J'ai passé plus de temps à traverser le désert qu'à traverser la Méditerranée en Zodiac. Je pense qu'il faudrait changer les origines d'Énée. Au lieu de partir de Turquie, on devrait dire que lui et ses compagnons ont quitté la Guinée, à bord d'un vieux camion, et adapter tout le texte pour raconter notre voyage jusqu'ici. 
Un garde de Yarbas : Je pense que l'idée du metteur en scène est meilleure, et c'est celle sur laquelle nous sommes tous d'accord. Respectons le texte, même s'il est brouillon. Nous avons tous traversé des épreuves. Le théâtre est un mensonge, mais un mensonge nécessaire. Le public sait bien que nous ne sommes pas des Troyens…

Le metteur en scène : Reprenons le travail. Je vous en prie, vous connaissez déjà le texte, et la pièce doit continuer comme si nous la jouions aujourd'hui. Je n'interviendrai que si des ajustements sont nécessaires. Tout le monde dehors, sauf les deux filles.

(Tout le monde sort, sauf Didon et Belinda, qui reprennent leurs places, et le metteur en scène)

Le metteur en scène : Belinde : « Pourquoi résister ? » (Il sort par la gauche)

Belinde : (Souriante) Pourquoi résister ? L'amour d'Énée n'est pas une faiblesse, c'est une alliance. Ses navires et ses guerriers protégeront nos frontières. L'Olympe vous l'envoie !

(Yarbas entre par la droite)

Yarbas : Reine Didon ! J'ai traversé le désert non pour voir votre cité prospérer, mais pour exiger des réponses. Vous avez refusé ma demande en mariage, prétextant un deuil éternel. Et maintenant, vous vous donnez à un vagabond sans abri ?

Didon : (D'un ton ferme et fier) ​​Pesez vos mots, roi Yarbas ! Je suis la reine de Carthage et je ne dois d'explications à aucun monarque étranger. Énée est un héros, pas un vagabond.

Yarbas : (Serrant les poings) C'est un exilé de Troie incendiée ! Profitez de votre idylle, Reine. Mais souvenez-vous que les royaumes voisins ne verront pas d'un bon œil cet affront. L'orage approche ! (Yarbas sort en trombe par où il est entré, suivi des gardes. Énée et Achate entrent par l'autre côté.)

Énée : (S'inclinant devant Didon) Belle Didon, je suis désolé si notre présence vous cause des ennuis avec vos voisins. J'ai vu la colère sur le visage de ce roi.

Didon : (D'une voix plus douce) Ne t'inquiète pas, Énée. Carthage est forte. Avec toi à mes côtés, je ne crains aucun ennemi.

Énée : (Prenant sa main) J'ai erré sur des mers hostiles en quête d'un foyer. Dans tes yeux, Didon, j'ai retrouvé la paix que les dieux m'ont volée à Troie.

(Achatès observe la scène en retrait, le visage grave et soucieux.)

(Un long silence s'installe ; ils se regardent tous. Le metteur en scène entre par la gauche.)

Metteur en scène : Achatès, que dis-tu ? 
Achatès : Je ne fais rien. Je regarde simplement Énée d'un air grave et soucieux jusqu'à ce que le rideau tombe, fin de l'acte I.

Metteur en scène : Mais lors de la répétition précédente, vous avez dit que Carthage se trouvait à Tunis et que vous y aviez passé deux ans, incapable de partir. Vous n'allez pas dire : « Nous, les Troyens, sommes dans cette ville depuis longtemps, Énée, deux ans de captivité. Nous devons poursuivre notre route. »

Énée : Nous lui avions dit de ne pas dire ça, sinon Didon se met à pleurer. Elle a été retenue captive à Tunis encore plus longtemps, et là…

Didon : Merde !

(Didon, cachant ses larmes, sort par la gauche)

------------------------------------------------Sombre---------------------------------------------------------------

Acte II : (Décor : Le camp troyen près du port de Carthage. On aperçoit des cordages et des pièces de bois. Plusieurs Troyens vaquent à leurs occupations. Achatès nettoie une épée. Énée entre, l'air pensif.)

Achatès : (Sans lever les yeux) Les hommes oublient la sensation du fer, Énée. Ils ne pensent qu'aux banquets de la reine et au vin de Carthage.

Énée : (Se défendant) Ils ont trop souffert, Achates. Ils méritent le repos. Carthage nous offre une nouvelle patrie.

Achates : (Se levant, résolu) Ce n'est pas notre patrie ! Les dieux ne nous ont pas sauvés des flammes de Troie pour devenir courtisans d'une reine phénicienne. Notre devoir est en Italie. Ton fils Ascagne devrait hériter d'un empire, et non des miettes de Carthage.

Énée : (Criant, frustré) J'en ai assez de fuir, Achates ! J'aime cette femme !

(Soudain, le ciel s'assombrit. Un vent violent se lève. Mercure surgit des ténèbres. Les Troyens se cachent, Achates tombe à genoux, se couvrant les yeux. Énée recule, effrayé.)

Mercure : (D'une voix divine et tonitruante) Énée ! Fils de Vénus, que fais-tu ici à perdre ton temps ? Bâtis-tu des palais pour les autres tandis que ton propre destin se perd dans l'oubli ? Le grand Jupiter m'envoie te rappeler ton sort !

Énée : (Tremblant) Messager des cieux ! L'amour m'a retenu…

Mercure : L'amour n'excuse pas la trahison de son propre sang. Si ta gloire t'est indifférente, pense à ton fils. L'Italie t'attend. Levez vos navires. Levez l'ancre dès cette nuit. La volonté de l'Olympe est incontestable ! (Mercure disparaît. La lumière revient. Énée se couvre le visage de ses mains, anéanti.)

Achatès : (Se levant, touchant l'épaule d'Énée) Les dieux ont parlé, capitaine. Je dois donner l'ordre aux hommes. Nous devons hisser les voiles en secret.

Énée : (D'une voix brisée) Fais-le, Achatès… Mais mon âme restera enfouie sur ces rivages.

Les Troyens (criant) : En Italie ! Et d'Italie à France !

Énée : La vérité, c'est que Carthage est devenue un piège à touristes européens, et aucun de nous ne voulait y rester. On nous traitait comme des lépreux… Nous voulions tous rejoindre l'Italie. Nous préférions mourir en mer que de mourir en Tunisie.

Mercure : Je ne crois pas que le Maroc ait été mieux. Combien de mes compagnons sont morts aux portes de Ceuta ? Combien sont morts, abandonnés dans le désert ? Nous voulions tous atteindre la côte espagnole. Mieux vaut mourir dans l'espoir que vivre dans le désespoir.

Metteur en scène : L'acte se termine sur le cri de l'équipage : « En Italie ! », s'il vous plaît. Nous n'ajoutons rien.

-------------------------------------------------Sombre---------------------------------------------------------
Acte III : (Décor : La terrasse d'un palais surplombant la mer. Il fait nuit. Didon entre, agitée, suivie de Belinde, qui tente de la calmer.)

Didon : (Désespérée) Je l'ai vu, Belinda ! Il y a du mouvement dans le port. Des torches éclairent les navires troyens. Il m'abandonne !

Bélinde : (Tentant de l'enlacer) Peut-être ne font-ils que sécuriser les navires contre la tempête, ma sœur. Énée t'aime ; il ne ferait pas une chose pareille.

(Énée entre lentement par la gauche. Son visage est empreint d'une profonde tristesse.)

Didon : (Se tournant vers lui, les yeux remplis de larmes et de rage) Regarde-moi dans les yeux et mens-moi, Énée ! Avais-tu prévu de fuir comme un voleur dans la nuit ? De bafouer mon honneur et de me laisser à la merci d'ennemis comme Iarbas ?

Énée : (La voix tremblante) Didon, je te jure sur ma vie que je préférerais rester ! Mais Mercure lui-même est descendu du ciel. Jupiter m'ordonne de partir. L'Italie est mon destin, non par ma propre volonté, mais par ordre divin.

Didon : (Avec mépris et chagrin) N'utilise pas les dieux pour justifier ta volonté ! Aucun dieu n'ordonne de briser un cœur qui t'a tout donné. Va. Traverse les eaux que j'ai ouvertes pour toi. Cherche ta terre promise. Mais sache que la fumée de mon chagrin te suivra par-delà l'océan.

Énée : (Fait un pas vers elle, tendant la main) Didon !

Achatès : (Apparaît à l'entrée gauche) Énée… le vent est favorable. Nous devons lever l'ancre maintenant.

(Énée regarde Didon une dernière fois. Elle lui tourne le dos. Énée se retourne et part rapidement avec Achatès sur sa gauche.)

(Le Directeur entre par la droite)

Directeur : Énée, reviens !

(Énée entre par la gauche)

Directeur : Encore un peu de temps pour douter. Tu dois choisir entre ton amour pour Didon et ton devoir envers ton équipage troyen.

Didon (l'interrompant) : Ça ne fait qu'empirer les choses pour cette pauvre femme abandonnée qui ne se remettra jamais de son amour pour un homme aussi magnifique… Franchement, à chaque fois qu'on arrive à ce passage, j'aime de moins en moins l'histoire. Pourquoi n'irais-je pas en Italie ? Qu'est-ce qu'il me reste en Tunisie ? Un royaume minable.

Metteur en scène : Du texte, du texte, du texte ! On ne va pas gâcher l'Énéide juste parce que c'est une histoire sexiste. Tu dois rester reine, amoureuse et abandonnée… Reprenons depuis l'entrée d'Énée.

(Énée et le Metteur en scène sortent)

Didon (prenant sa place) : Et l'histoire des dieux et de leur mandat divin ? Qu'est-ce qu'il a bien pu boire, celui-là, pour croire que Neptune est apparu ?

Bélinde : Mercure, c'est Mercure.

Didon : Tous les dieux sont les mêmes.

(Bélinde prend également sa place)

Didon : (D'un ton exagérément désespéré) Je l'ai vu, Bélinde ! Il y a du mouvement dans le port. Des torches brillent sur les navires troyens. Il m'abandonne !

Bélinde : (Tentant de l'enlacer avec de grands gestes) Peut-être qu'ils mettent simplement les navires à l'abri pour la tempête, ma sœur. Énée t'aime ; il ne ferait pas ça.

(Énée entre par la gauche ; tout est plus lent que la première fois.) 
Didon : (Se tournant lentement vers lui) Regarde-moi dans les yeux et mens-moi, Énée ! Pensais-tu fuir comme un voleur dans la nuit ? Bafouer mon honneur et me laisser à la merci d'ennemis comme Iarbas ?

Énée : Didon, je te jure sur ma vie que je préférerais rester ! Mais Mercure lui-même est descendu du ciel. Jupiter m'ordonne de partir. L'Italie est mon destin, non par ma propre volonté, mais par ordre divin.

Didon : N'utilise pas les dieux pour justifier ta volonté ! Aucun dieu n'ordonne de briser le cœur d'une femme qui t'a tout donné. Pars. Traverse les eaux que j'ai ouvertes pour toi. Cherche ta terre promise. Mais sache que la fumée de mon chagrin te suivra par-delà l'océan.

Énée : (Fait un pas vers elle, tendant la main, le corps courbé comme s'il avait mal au ventre) Didon !

Achatès : (Apparaît à l'entrée de gauche) Énée… le vent est favorable. Nous devons lever l'ancre maintenant.

(Énée regarde Didon une dernière fois et fait un pas vers elle. Elle lui tourne le dos. Énée recule, se retourne et sort lentement derrière Achatès, sur sa gauche.)

Didon : (Tomber à genoux. Belinde s'agenouille à côté d'elle pour la soutenir) Il est parti… Le froid de la nuit m'a transpercée. Belinde, prépare un bûcher dans la cour. Je brûlerai chaque vêtement, chaque présent, chaque souvenir que ce traître a laissé derrière lui.

Belinde : (En pleurs) Ma sœur, ayez pitié de vous…

Didon : (Regardant le public avec une intensité tragique) Que ma mort soit le signal qui maudit leurs navires. Que jamais la paix ne règne entre nos peuples ! Qu'un vengeur éternel renaisse de mes cendres !

(Les lumières s'éteignent lentement tandis que les bruits du vent, des vagues et d'un tambour funèbre emplissent l'air.)

Metteur en scène (entrant) : Bien, bien ! Je pense que c'est bon maintenant. Il nous faut trouver d'autres répliques pour les gardes d'Iarbas et pour l'équipage troyen. Quelqu'un a-t-il une idée ?

(Tous les acteurs entrent des deux côtés, certains déjà en civil, d'autres à moitié habillés.)

Énée (en civil) : Je suis pressé ; je dois aller au bureau d’emploi  demain matin.

Didon : Je ne peux pas venir à la prochaine répétition ; j'ai trouvé un boulot ce jour-là. Je suis désolée. Je trouve la pièce bonne, mais je n'aime vraiment pas cette fin. Il faut le changer.

(Le rideau tombe.)

FIN

martes, 18 de agosto de 2026

AMIGOS

 Hay amigos que están ahí, en el fondo del armario, no te los pones todos los días, de vez en cuando los buscas para pedirles un favor siempre, les llamas, quedas a tomar algo, así os ponéis al día de vuestras peripecias vitales, ésas que no salen en las redes sociales. ¿Por qué solo les llamo cuando les necesito? Para ellos tú también eres fondo de armario, se acuerdan de ti, como tú de ellos, para usarte como amigo, buscando un contacto que creen que tienes o un conocimiento, los amigos te creen más sabio que ellos, que puede generar un consejo y, una vez pasado el evento, tú vuelves a su fondo de armario vital. Hoy he decidido buscar a dos amigos sin necesitar ni sus contactos ni sus consejos, por el simple hecho de que son amigos. Hay otros amigos que fueron, que ya no son y que echas de menos, la amistad ha muerto aunque el anteriormente amigo está vivo, de estos amigos prefiero no escribir.

Durante muchos años practiqué deporte con un amigo, estábamos en el mismo equipo, la vida nos llevó a compartir estudios universitarios y a convivir cuatro años de residencias, patronas y pensiones, cuando Bilbao era Bilbao y no un destino de diseño para turistas. Nos divorciamos amistosamente de aquella convivencia pero no de la amistad. Precisamente la convivencia en un piso para terminas nuestros estudios me hizo encontrar otro amigo con el que compartí aficiones artísticas comunes y que intermitentemente ha seguido ahí, siempre en el fondo de nuestros respectivos armarios del pasillo.

Cuando elegí la música para mi funeral laico hace un año, la verdad es que también pensé en que la banda sonora debería agradar a estos dos amigos donostiarras de estudios universitarios, a los que suponía presentándose a mis hijos y nietas « Yo fui amigo de tu pare en tiempos de la universidad, cuando era un perfecto gilipollas que me tocaba las narices con sus chorradas, como…. ».

He vuelto a leer las esquelas de Donostia, mi madre me tenía desinformado de los fallecimientos que se iban produciendo en mi ausencia y que podían afectarme para comunicarme los de gente a los que jamás hubiera dedicado un pensamiento de nostalgia pero desde que salió la esquela de mi madre solo queda mi hermana para cumplir ese trámite de avisar de quien sale en la página más leída del diario y mi hermana es todavía peor que mi madre para notificar los decesos que me pueden conmover.

Es terrible cuando buscas un amigo en internet y te sale su esquela. Hoy he buscado lo de esos dos amigos, me apetecía sacarles del fon del armario sin ningún motivo especial,solo por la amistad. No he encontrado sus esquelas. Ambos siguen vivos ¿Seguís vivos ? Pues pegarme un toque y quedamos. 



sábado, 15 de agosto de 2026

LA SOLEDAD DEL PASTOR


 

- ¿Te acuerdas de aquella vez que pasábamos por aquí con Murray ? - El Barón de la Florida pregunta a su compañero de excursión, un sudoroso Jon Galtzagorri, que está dudando si caerse o no al agua del torrente de montaña que está atravesando -. Cuando confundió a un grupo de marmotas con osos y regresó corriendo hacia nosotros gritando “¡Osos, osos!”

- No veía nada de lejos sin gafas, cada encuentro con animales era una aventura -  Galtzagorri se ha quitado la mochila junto a una roca con la marca roja y blanca del sendero y bebe golosamente de la cantimplora -, otra vez, también confundió un grupo de caballos con cabras montesas…

El Barón de la Florida se pregunta en su interior cómo Galtzagorri resiste al infarto en estos días de calor y se resigna a descansar un buen rato en aquel roquedal de sombras precarias.  Llena la cantimplora, a esta altura no hay ganado desde la surgencia hasta el punto donde ambos se encuentran , e introduce una pastilla que añade sales. Echa de menos al fallecido amigo, líder de las escapadas montañeras y capaz de perderse y perder a cualquiera por los senderos de los Pirineos, de los Picos de Europa o de los Alpes.

- También recuerdo cuando nos tuvimos que refugiar en lo alto de un peñasco rodeados de cientos de vacas y de terneros que querían chuparnos el sudor, faltos de sal… hasta que Murray nos dirigió para atravesar la vacada tratándoles de “madame, s’il vous plait” a las que parecían las jefas del hato y así salimos todos en fila.

- En aquella excursión pasó aquello de que me pidió que llamara a la Guardia Civil porque había una mujer ahorcada en una cabaña de pastor… - El Barón se vuelve a poner en marcha, el collado asoma allá arriba, unas nubes verticales asoman por las cimas, puede que la tormenta estalle, ante de que los dos excursionistas lleguen al refugio -.

- Cómo siempre iba escapado por delante, Murray era el rey de las alertas…

- Y no era un cadáver, sino una muñeca hinchable que el pastor había dejado a secar a la puerta del redil.

- La soledad del pastor es más llevadera con una oveja que con esa muda compañía, pero supongo que aquel muchacho era un moderno o que el dueño de las ovejas no quería que se perjudicase a la oveja más guapa de la cabañera.

Con estas historietas han alcanzado el collado, allí abajo, el refugio junto al ibón les espera con unas cervezas.


lunes, 10 de agosto de 2026

YO SOY MÁS DE ENEAS QUE DE ULISES

 La película de Nolan – que aún no he visto pero pienso ver -, ha resucitado el interés en general por La Odisea pero la desgraciada intervención de Meloni frente a la maniobra criminal del tirano marroquí me ha recordado la Eneida. En mi época de bachiller de letras, leíamos y recitábamos ambas epopeyas en las respectivas clases de griego y latín, con aquellos profesores capaces de hacer aburrido e insoportable cualquier tema, Marturet, Bereciartúa, Gogorza… A veres, recuerdo alguna frase suelta, unos versos que han sobrevivido en un cajón de mis desgastadas neuronas, sobre todo de la Eneida… “Arma virumque cano…” Acabo de encontrar en Philo Magazine que en Atenas una troupe teatral de migrantes hace un espectáculo a partir de La Odisea, yo propondría hacerlo a partir de La Eneida, Eneas es un emigrante auténtico que busca un porvenir para él y su equipo y Ulises es un tipo vengativo, egocéntrico y anclado en su pasado, así que el héroe de Virgilio me cae más simpático que el de Homero, mientras no conozca al de Nolan que me han dicho que es más un veterano de guerra inadaptado que otra cosa.

Con la ayuda Google y la IA me he repasado lo que recuerdo, óperas aparte, de estas  dos figuras icónicas de la literatura mitológica clásica: Ulises (Odiseo) y Eneas.

A primera vista, sus historias parecen similares: tormentas, monstruos, señoras estupendas y hechiceras, dioses iracundos, barcos perdidos en el Mediterráneo... pero que encarnan dos aspectos radicalmente diferentes del peligroso viaje marítimo por el negro mar.

Ulises (Odiseo) el nostálgico astuto o la búsqueda de Nostos (El regreso). Ulises (Odiseo) es el hombre de la memoria. Su principal motivación es el regreso a casa (nostos). Su objetivo: Viaja al pasado. Todo su viaje consiste en redescubrir lo que dejó atrás: su isla (Ítaca), su lecho de madera de olivo, su papel como rey, su esposa Penélope, su hijo Telémaco. Sacrifica sus colegas, a los que manipula tranquilamente, para alcanzar lo que quiere.  Su fortaleza: Metis (astucia). Ulises (Odiseo) sobrevive porque sabe mentir, disfrazarse, manipular, adaptarse y reinventarse para proteger su vida y regresar a casa. Homero no le hace simpático precisamente, lo de Penélope por él resulta incomprensible. 

(Ilustración encontrada por la red, el imposible amor entre Dido y Eneas ha dado mucho juego)


Eneas o la Prueba del Destino (Exilio y Fundación) Eneas, sin embargo, como muchos de mis colegas africanos, ya no tiene un hogar al que regresar. Troya está en ruinas, destruida, no puede volver atrás. Su destino: Marcha hacia lo absolutamente desconocido. Eneas no encontrará un hogar; debe construir uno nuevo en tierras extranjeras (Italia, puerta de Europa). Su carga: Literalmente lleva su pasado a cuestas —su anciano padre Anquises— y sostiene a su joven hijo de la mano, lleva consigo a sus dioses desaparecidos y a sus compañeros de desgracia, a los que lidera y no utiliza más de lo necesario. Su fuerza: La “pietas” (el sentido del deber, la responsabilidad hacia el grupo). Eneas sufre, llora la pérdida de su mundo, pero sigue adelante porque carga con la responsabilidad de un pueblo, sacrifica su felicidad personal (como su amor por Dido) para asegurar el futuro de su pueblo, de su equipo. En resumen, es un buen jefe, un buen patrón, aunque sea noble y predestinado por su sangre. Eneas es la figura trágica y digna del refugiado que se convierte en fundador, no reconstruye Troya exactamente como era, debe integrarse con la gente local para crear algo nuevo (Roma y los romanos). Virgilio se esfuerza por hacerlo simpático, es un buen protagonista de un guion, “salva el gatito”  en las primeras secuencias, durante el criminal incendio de Troya y consiguiente saqueo.

La experiencia de Ulises es ese sentimiento universal de querer reparar lo roto, de redescubrir lo conocido y de vengarse hasta el exceso.

La experiencia de Eneas es la realidad del exilio forzado: tener que establecerse en tierra extranjera, enfrentarse a la hostilidad o la incomprensión de los lugareños y encontrar la fuerza para echar raíces allí.

De Eneas “desciende” Meloni, lo que es una paradoja, de Ulises “desciende” IDA Ayuso lo que es lógico ¿No?


 


jueves, 6 de agosto de 2026

MENTIROSO

Imagen generada por Nano Banana 2


Dicen que a mi edad las viejas amistades  se reencuentran en los funerales solamente, pero a mí el funeral del viernes pasado me sirvió para resucitar un insulto que lleva diez años aquí dentro.

No sé por dónde empezar. Ver brevemente a la hija de X el pasado viernes – un funeral, a mi edad los reencuentros son en funerales -,  me ha recordado esta historia, o historieta más bien. 

Era una comida con un matrimonio de  amigos, no los veía mucho, vivíamos en ciudades próximas pero a unos pocos kilómetros de distancia, sus ocupaciones de abuelos no les dejaban libres los fines de semana y yo no tenía muchas oportunidades de liberarme en días laborables. Así que la comida nos permitió ponernos al día mutuamente de nuestras peripecias. Al finalizar, me hablaron de una amiga común, viuda reciente de un buen amigo, X, me afearon de que, sabiendo sus problemas financieros por la herencia magra del difunto, yo no le llamase ni hiciese nada por ayudarle. No era cierto, les dije, yo había puesto mi esfuerzo y había conseguido que un profesional preparado se encargase de liquidar correctamente el negocio ruinoso que milagrosamente sostenía el muerto – posiblemente arrastrado a la tumba por el esfuerzo sobrehumano de mantener en pie su actividad, pedaleaba a tope en una bicicleta sin cadena, decía -, además yo sabía que ella hablaba mal de mi en círculos comunes, no comprendiendo ni queriendo comprender cuál era la realidad que la enfermedad y muerte le habían revelado, así que tenía que obligarme a mi mismo para velar por unos intereses ajenos y que yo sabía que no me lo iba nadie a agradecer. Por fin, les confesé mi derrota en aquel momento ante el mutismo total de la desolada viuda que no me descolgaba mis llamadas ni atendía los mensajes que yo le dejaba en el contestador automático, buzón de voz, del teléfono móvil.

- Mentiroso – me dijo la sicóloga de la esposa -, ella no tiene contestador en su teléfono.

Jamás olvidaré la injuria. Me dejó herido. Y han pasado diez años o así.

(Los soliloquios de Manu Majors)


miércoles, 29 de julio de 2026

LA PELÏCULA DE ZAPATERO

(Ilustración de Nano Banana 2)


Miércoles caluroso de julio en Bilbao, son las 9 de la mañana, Jon Galtzagorri con una camisa blanca, las mangas recogidas a la altura del codo, una corbata chillona en el bolsillo superior de la camisa, espera tomando un cortado a Manu Majors en el Café Iruña. El abogado bilbaíno llega impecable, traje de verano confeccionado a medida.

- Buenos días, camarada ¿Nos han suspendido ya la vista o hay que esperar a que Su Señoría llegue a sala?

- No me han dicho nada, estoy esperando que la procuradora nos diga algo y aprovecho para leer lo de la zapatera prodigiosa y sus joyas en la prensa local.

- Feo asunto, tan feo como alguna procuradora que yo me sé.

Begoña P. Garmendia, conocida como la cucaracha, procuradora de los tribunales, aparece en ese momento por la puerta del café.

- Que nos la vuelven a señalar y ya nos dirán en septiembre para cuándo -dice la profesional de los recados jurídicos con su desafinada voz matutina- ¿Motivos de la suspensión? Que al juez suplente le parecía muy gordo el asunto pero nos dirán cualquier cosa de defecto de notificaciones o yo qué sé…

Y se va como ha llegado, sin decir nada más, como una blattodea sorprendida por la luz de una cocina en la madrugada.

- Pues se me ha ocurrido un guion de cine – dice Galtzagorri dejando la prensa a un lado – y como tenemos tiempo te lo resumo:  Durante la visita de una delegación comercial china a Euskadi, Jet Chan (alto cargo chino) entrega en depósito unas valiosas joyas al reputado abogado bilbaíno Manu Majors. La operación se gesta en un céntrico restaurante de Bilbao regentado por Leung Li, hombre de rostro amable, gracias a los lazos familiares de la esposa de Majors, Lin Chi-Ling. Sin embargo, el joven y perverso juez Fernando Acedo, que tú conoces, investiga un supuesto fraude en ayudas de la SPRI a una empresa guipuzcoana cliente de Majors y de su socio donostiarra, Jon Galtzagorri. Acedo ordena un registro policial en el despacho de Majors, donde la Ertzaintza, brigada central operativa, halla las joyas en la caja fuerte. Amparándose en el secreto profesional para proteger la vida de Jet Chan, Majors se niega a revelar el origen de las joyas. La prensa destroza la reputación de los abogados. Agentes del gobierno chino y la mafia persiguen las joyas con tiroteos en puntos icónicos de Bilbao y San Sebastián. La magistrada Zulema Agorría, cegada por un viejo resentimiento amoroso con Majors, presiona para su encarcelamiento y expulsión del colegio de abogados. Galtzagorri, fuera de sí y ahogado en alcohol, amenaza públicamente a los jueces con destapar trapos sucios, poniendo en peligro su propio nombre. Cuando la soga aprieta el cuello de los protagonistas, el mafioso Leung Li entra en juego: chantajea al juez Acedo mostrándole una grabación comprometedora de sus orgías clandestinas junto a la jueza Agorría. Simultáneamente, un recadista entrega a Galtzagorri un documento "oficial" desde Hong-Kong con traducción jurada, acreditando que las joyas pertenecen por herencia a la madre de Lin Chi-Ling. Ante la presión del chantaje y la coartada legal impecable, el juez Acedo sobresee la causa y limpia el nombre de los letrados. Celebrando la victoria en el restaurante de Leung Li, Majors le enseña orgulloso a su esposa el documento original en chino que les ha salvado del presidio... Lin Chi-Ling lo mira con una sonrisa irónica y le confiesa la verdad: el ostentoso documento traducido "oficialmente" no es más que la antigua receta imperial del pato laqueado… Y fin de la historia. ¿Qué te parece?

- ¿Tú eres amigo de Zapatero y Sánchez?

- Sabes que ninguno de los dos me parece de fiar desde el principio de los tiempos, pero que se deje gobernar el país por el partido judicial es de ignorantes.

- Pásame a limpio esa idea, que mi mujer conoce a un productor chino de la televisión británica.


domingo, 12 de julio de 2026

KAIXO


(Ilustración de Nano Bananas)

 - Kaixo !

- ¿Qué es eso de la UCO ? ¿La Unión Carpetovetónica Occidental ? ¿Unidad Cristiana Opresora? ¿Unión Confederal de Obsesos ? Lo que no creo es que sea la Unidad Central Operativa de la policía militarizada al servicio del bien público, cada vez que se puede leer uno de sus informes lo que trasciende es un sesgo neo-falangista preocupante para preparar a la sociedad para la toma del poder por los putos amos de España de nuevo….

El Barón de la Florida, con el aperol casi terminado, recibe a Jon Galtzagorri con un rosario de preguntas que se autorresponden mientras que la gaviotas de la Zurriola rebuscan entre las sillas de la terraza sin ningún temor a los olorosos pies de los clientes. Esa especie de Venecia Beach entre Sagüés y el Urumea está llena de corredores y corredoras al anochecer, la canícula es más soportable, pero también estos deportistas urbanos tendrían problemas para no dar positivo de productos estimulantes en un análisis serio, no de los que se hacen en el Tour de France, sino de los que hacían nuestras madres cuando nos esperaban despiertas a que regresáremos después de dar una vuelta con la cuadrilla.

- ¿No les llamaban los pata negra a estos guardias civiles ? Pues son la pata más negra de ese siniestro diplopodos que es la parásita justicia hispana…

- Estás muy cabreado con la benemérita esta noche. Pero no hay motivos, los servidores verdes del Estado siempre han sido iguales, todo por la patria es su lema, pero la patria de la españa eterna, imperial e inquisitorial, de los militares señoritos y de los señoritos militares, negada a la reconciliación y al abrazo, dispuesta a hacer un nuevo democidio para acabar con los enemigos internos de quienes verdaderamente merecen tener la sartén por el mango y que impidieron la depuración de los aparatos del movimiento nacional en su momento. Es la guardia civil que tenemos y nosotros desapareceremos y la guardia civil allí seguirá.

- Después de haber leído en mi juventud aquel borrador del informe « navajas » que me enseñaste, tuve pesadillas una semana, y cada vez que leo el diario y veo esos titulares…

-  Inexactos, escritos para confundir a sus escasos lectores y llevarlos al matadero de librepensadores…

- Esos titulares redactados por cucos y colaboradores del imperio del mal y que son asumidos por los abundantes nostálgicos del pardo pasado, que siempre han tenido miedo a la libertad de pensar, que añoran el sacrificio impuesto por los dictadores españoles y son acríticos, irreflexivos, egoístas y gregarios en su manada de lobos aullantes.  

- Yo también echo de menos al jubilado cronista de los tribunales, aquella pluma magistral de Soraluze, pero es lo que hay. Ahora te encuentras publicadas entrevistas a jueces locales y todo, que no son más que « pregúntames » repugnantes.

- ¿Por eso me has saludado con esa « vizcainada » de « kaixo » ?

viernes, 10 de julio de 2026

BALNEARIOS

(Ilustración de Nano Bananas)
 

A pesar de la temperatura, alta muy alta incluso para un mes de julio, bajo los árboles del parque, cerca del río, un gran torrente que ha nacido en los cercanos montes, el ambiente es soportable, Estas jornadas de discusión literaria y filosófica que una fundación aristocrática ha organizado en un pequeño palacio son agradables, dejan la tarde libre para poder ver la etapa del Tour, etapa que no transcurre lejos ¿Cómo Jon Galtzagorri y Manu Majors han acabado invitados allí ? Los misterios del algoritmo de la entidad organizadora y la coincidencia con un hueco en la agenda de ambos. Mientras que las mujeres se aburren en un decadente balneario local, los dos abogados pasan las mañanas en apasionantes charlas con otros hombres,, demasiados, y algunas intelectuales, pocas y francesas.

El grupo bajo los árboles habla de todo y de nada, pasa del mundial de fútbol a los poderes que impulsan el ascenso del neo-fascismo en el mundo… entre los asistentes, callado, hay un hombre en sus cuarentas, rubio, con una barbichuela que le enmarca su rostro, vestido con chilaba blanca marfil, cubierto con un capelo y que ni Jon ni Manu habían visto en los coloquios matutinos. De repente el salafista civilizado habla en un francés de acento parisino refinado :

- ¿Cuántos de los aquí presentes creen en dios ?

Manu se asombra de la cuestión, se hace el sordo y busca la complicidad de Jon con la mirada pero Galtzagorri ha desaparecido, se ha evaporado, no está, ha debido aprovechar una cabezada de su amigo, la hora invita a la siesta, y el donostiarra ha dejado solo al bilbaíno. De los seis presentes, nadie responde positivamente.

- ¿Cómo se puede vivir sin dios ? ¡ Qué soberbia tienen ustedes¡ ¿Cómo están seguros de la inexistencia de dios ?

Una de las mujeres, prestigiosa escritora en sus sesenta años, inicia una respuesta racional y un poco irónica pero el interpelante le apostrofa de inmodesta e inmoral y se pone de pie. Inmediatamente, un gorila de seguridad, que ha aparecido como el genio de la lámpara en una película de dibujos animados, genio al que se parece, le dice algo al oído y se marcha con él. La escritora, que no se ha alterado, plantea el choque entre descendientes de colonizados y esclavizados que se está dando en los estadios americanos estos días, unos al servicio de las potencias coloniales y otros defendiendo los países de sus raíces ancestrales. Galtzagorri ha vuelto con una bebida en las manos e impasible se sienta de nuevo.

- ¿Por qué te has ido ?

- Cuando uno ha tenido hijos, por la cara de los niños, sabe que se están preparando a hacer fuerzas para expulsar la caca que tienen dentro...


lunes, 22 de junio de 2026

ZP Y MI DELITO

Llevarse bien con la gente es importante, abre puertas. Conocer a autoridades y que reciban a las personas que necesitan ser oídas por quien puede resolver alguno de sus problemas – casi siempre tienen más problemas que soluciones -, es una de las herramientas que los abogados utilizamos. No se nos paga por llevarnos bien con jueces y fiscales en sala o en las diligencias judiciales, momentos y lugares que requieren enfrentarse a su autoridad. Pero estos enfrentamientos pueden provocar un “tercer tiempo” en el que basar una buena relación. Aunque después de más de 50 años de ejercicio profesional es inevitable que también se cosechen odiadores y odiadoras dentro del sistema judicial, como es mi caso con media docena de operadores jurídicos, quizá solo sean cinco… 

(Ilustración de Nano Banana 2)

En las distintas administraciones que tenemos, estatales, autonómicas, provinciales, municipales y asimiladas, también creo que he conseguido que se me abren puertas con una sonrisa y así abrírselas a mis clientes. Haber pasado 36 años en la ESTE (Universidad de Deusto, campus donostiarra) con más de 4.000 alumnos míos que se han ido incrustando en los engranajes del poder, no solo en las empresas, pues me ha dado impulsos positivos en muchos asuntos, algunos francamente complejos.

Y he cobrado honorarios por usar mi agenda de contactos, directa o indirectamente he cobrado por usar y quizás abusar de las relaciones con autoridades, funcionarios, políticos, dirigentes, empresarios y un largo etcétera.

En el despacho profesional de abogados que fundé se fueron incorporando miembros cuyo mérito jurídico principal o único era ser “hacedores de lluvia”, facilitadores con su directorio de contactos de que se nos regara con asuntos desde diferentes ámbitos. En algún caso, sin mi aprobación e, incluso con mi inútil oposición. En su momento tuve la sensación de que estas incorporaciones, sumadas a algunos contactos francamente al margen de toda ética que se fomentaron por quienes se hicieron con el poder de la firma, yo no las podía soportar en mi relación con aquel grupo. Los valores son los valores y el nivel de porquería puede alcanzar límites insoportables de altura. Pero yo debía estar equivocado porque el despacho ha sobrevivido 20 años desde mi salida y, hasta su fusión por absorción con otra entidad, nadie ha ido al infierno, al contrario, algunos disfrutan de un cielo azul y blanco o txuriurdiñ, como se dice por aquí.

O sea que, no estando libre ni liebre de pecado, no puedo echar piedra alguna a la zapatera prodigiosa, ZP para los tribuletes, por haber abierto puertas y haber recibido retribución a cambio pero no veo en su conducta delito alguno. Creo que un expresidente de gobierno tiene menos influencia sobre un actual funcionario ministerial, aunque le conozca de toda la vida, que un abogado ejerciente pero magistrado en excedencia, siempre temporal, sobre un antiguo colaborador o subordinado (el 90% de la justicia no es función de los jueces) , así que esto debiera quedarse en aguas sucias de borrajas fétidas.

sábado, 30 de mayo de 2026

CASTRO URDIALES

 


(Foto mía)

Desayunando en Castro Urdiales, el sábado pasado, una cafetería tradicional y reputada por su bizcocho, en la mesa de al lado gente del remo, familiares de competidores, directivos de un club de remo de un pueblo pesquero vasco, se disputa el Campeonato de España de trainerillas el fin de semana… la conversación entre ellos es en euskera. A pesar de mi deficiente euskera, entablamos diálogo sobre la competición, sobre su pueblo, sobre esos conocidos comunes que en un pequeño pueblo se pueden enumerar pronto en la conversación. Me acuerdo de un nombre y lo suelto.

- Vive en Bilbao, a veces se asoma por el pueblo pero poco.

- Somos zapato pequeño para un pie tan grande.

- Si hay un concurso de mascarones de proa, lo gana él… 

Me congratula compartir opiniones sobre el personaje, eso que desconfío siempre de la sabiduría popular, me deja sabor amargo, sin embargo, pasamos a otro nombre.

- Majo, muy majo.

- Siempre echa una mano.

- Puede que viva en Donostia pero lleva al pueblo con él.

A veces un pueblo pequeño es un infierno grande, a veces no. La gente de Getaria se va a sus obligaciones deportivas, nosotros nos vamos hacia la final de la Copa de Europa de rugby en San Mamés. 

Me acuerdo de un viejo texto RATÓN DE GETARIA¿Dónde estarán las escenas grabadas? ¿Las habrán devorado los ratones?

 

jueves, 21 de mayo de 2026

TRÁFICOS DE INFLUENCIAS QUE NUNCA SON DELICTIVOS

El delito de tráfico de influencias es el que realiza quien ( por ejemplo : un juez que está en excedencia ejerciendo de abogado) influye en una autoridad o funcionario público (por ejemplo : un juez en activo) prevaliéndose de su posición (por ejemplo : de juez de la misma asociación profesional o de su relación jerárquica anterior), para lograr una resolución o una decisión beneficiosa para sí o para un tercero, o quien trafica ( por ejemplo : un juez que está en excedencia ejerciendo de abogado) con dichas influencias, ofreciéndolas a cambio de honorarios, dádiva, remuneración o promesa.

Una justicia que está gangrenada por la corrupción, el amiguismo, el nepotismo y el opus dei persigue implacablemente el amiguismo de un antiguo presidente de gobierno, pero acepta la presencia de abogados que siguen siendo jueces aunque estén en excedencia y que siguen manteniendo su red de influencias dentro del aparato judicial.

Hay algo que choca en esto.

Sin hablar de generales en la reserva o exministros de defensa que aconsejan a industriales armeros que se forran con contratos públicos que se les adjudican por el glorioso ejército precisamente.

Hace unos años escribí unas breves escenas teatrales que la inculpación a la zapatera prodigiosa me ha recordado.LLAMADAS INEXISTENTES

Con la ayuda de la IA las he actualizado.

1)

INT. DESPACHO DE ABOGADOS - TARDE

Un despacho de diseño en un polígono empresarial donostiarra. Minimalista, pantallas curvas, archivadores retroiluminados. Gran ventanal (con grandes viales de autovía, luces de la ciudad y lluvia tras el cristal).

SERGIO (48) está de pie junto a la ventana. Entra ZULEMA (50) cerrando la puerta de un portazo seco. Viene de la calle, quitándose los guantes de piel.

ZULEMA

Cierra con llave.

SERGIO

(Calmado, sonriendo)

Tranquila, cariño. Los de Compliance ya se han ido y mi socio está en la notaría elevando una escritura. Aquí no hay micrófonos.

ZULEMA

Tu socio es un bocazas y el país entero está obsesionado con las filtraciones a la prensa ¡Vamos rápido !

Zulema se quita la gabardina, la tira sobre una silla de diseño y saca de su bolso Chanel, adquirido en la nueva boutique de la firma en Biarritz, un teléfono móvil "limpio" (antiguo, sin internet). Se sienta en una de las sillas de confidente y marca.

Sergio la observa desde su sillón de cuero, fascinado. Se inclina e intenta acariciarle la mano. Zulema le da un manotazo sin mirarle, esperando el tono.

ZULEMA

(Al teléfono, cambiando instantáneamente a una voz dulce y profesional)

¿Cosme? Hola, compañero... Sí, soy Zulema ¡Cuánto tiempo !

PLANO CORTO DE SERGIO sonriendo con suficiencia.

ZULEMA (CONT'D)

(Al teléfono)

Pues aquí, con el temporal, ya sabes... No te quejes, que en Cáceres tampoco os libráis. A ver cuándo te dejas caer por el marco incomparable, te llevaré a un restaurante con estrella que han abierto, no lo conoce nadie... Eso, hecho.

Zulema cambia el tono, poniéndose más al grano, pero manteniendo la ligereza.

ZULEMA (CONT'D)

Oye, te llamaba de pasada por el asunto de mi amigo Victorio, el tema del macro-hotel del valle. Sí, el recurso contencioso.

Sergio se inclina hacia delante, apoyando los codos en la mesa.

ZULEMA (CONT'D)

Tiene los fondos de inversión extranjeros apretándole el cuello para la inauguración y la Consejería de Turismo tiene la licencia paralizada hasta que tú resuelvas. Sé que me dijiste que meter unas cautelarísimas era demasiado descarado de cara a la opinión pública, pero... Claro... Ajá... ¿Ah, sí?

Zulema mira a Sergio y levanta el pulgar hacia arriba. Sergio da un puñetazo al aire, celebrando en silencio.

ZULEMA (CONT'D)

(Sonriendo)

Perfecto, Cosme. Inadmitir el recurso de la asociación ecologista por falta de legitimación activa... Impecable. Así la Consejería no tiene donde rascar. Eres un hacha. No te invito a la 'VIP preview' del hotel porque con los de la inspección de tribunales invitados  sería un cante, pero mi marido y yo te debemos una cena de tres tenedores. Un beso fuerte a la familia. Chao.

Zulema cuelga. El tono dulce desaparece en un milisegundo. Se levanta y coge su gabardina.

ZULEMA

Ya le puedes decir a tu amiguito que su hotel se abre. Y que los honorarios de éxito de este mes me van a financiar un viaje a las Maldivas, por lo menos.

SERGIO

Eres una diosa, Zule. Quédate a cenar, pido algo por Glovo y lo celebramos en el sofá del despacho...

ZULEMA

(Caminando hacia la puerta sin mirarlo)

Tengo tres sentencias de urbanismo en el maletín que tengo que firmar digitalmente antes de las doce si no quiero que el CGPJ me meta un paquete por retrasos. Cenarás solo. Si dejas los platos en el lavavajillas, ponle pastilla, que siempre se te olvida.

Zulema sale del despacho y pega un portazo.

Sergio se queda solo. Sonríe, saca su iPhone de última generación y abre la aplicación Signal. Teclea rápido mientras se sienta en su sillón.

SERGIO

(Al teléfono, voz de negocios)

¿Victorio? Descorcha el champagne. Está hecho. Mañana tienes la resolución en el BOE o en primera página del diario.

FUNDIDO A NEGRO.

(Eurovisión 2026, maternité palestinienne. Ilustración propia)


2)

INT. JUZGADO DE INSTRUCCIÓN - TARDE

Un despacho institucional claustrofóbico, típico de los Juzgados de cualquier capital de provincia. Las paredes están forradas de estanterías metálicas dobladas por el peso de cientos de cajas de archivo y legajos atados con gomas elásticas. En la pared, un retrato descolorido del Rey Felipe VI y una bandera de España un poco arrugada en una esquina, una ikurriña pequeña se ha caído de la mesa al suelo con su pequeño pedestal y todo hace un un año. La mesa está sepultada bajo montañas de expedientes criminales. Solo queda libre la pantalla de un ordenador con el sistema de gestión procesal abierto y parpadeando.

La JUEZ MARA (33) está repantigada en su sillón ergonómico gastado, con los pies apoyados sobre una caja de folios. Habla por el teléfono fijo, con el manos libres puesto (pero volumen bajo).

JUEZ MARA

¡Es que flipo, tía! ¡Flipo en colores! ¡Qué nivel de sinvergüenza!

INTERLOCUTOR (V.O.)

(Se oye un murmullo lejano de mujer al otro lado del teléfono)

JUEZ MARA

A ver, que me di cuenta en cuanto le tomé declaración el martes. Lo que tú me dijiste: una cazafortunas de manual, pero de las malas. ¿Qué se creía la tía? ¿Que conseguir una indemnización por daños morales en este país es como si te tocara el bote de Pasapalabra? ¡Que doble el lomo o que se ponga a estudiar judicaturas, no te jode!

Mara gesticula con un bolígrafo Bic.

JUEZ MARA (CONT'D)

Que sí, que el investigado es un baboso y seguro que la intentó toquetear, no te digo que no... Pero vamos a ver, si vas de "influencer" buscando un reservado VIP con artistas, futbolistas y empresarios, ya sabes a lo que juegas. En ese ambiente, la que algo quiere, algo le cuesta... o se acuesta, las cosas como son.

INTERLOCUTOR (V.O.)

(Murmullo aprobatorio)

JUEZ MARA

Tú dile a tu contacto que se relaje. Su colega puede dormir tranquilo. Todo el mundo en el Palacio de Justicia me ha hablado maravillas de él. No solo tú —que al fin y al cabo te debo el estar en esta plaza por el empujón en las listas de asociados—, es que ayer la de la sección penal de la Audiencia y la Fiscal sustituta me dijeron lo mismo. ¡Con lo puritana que parece la Fiscal! También le conoce... ¿De qué? Yo qué sé, tía, este pueblo es un pañuelo.

INTERLOCUTOR (V.O.)

(Murmullo)

JUEZ MARA

No, su abogado no me ha llamado. Sé que tuvo un cargo gordo en los noventa, pero no hace falta que venga a presionar. Yo me fío de tu criterio. Mañana entro de guardia, un horror... Para no pegarme un tiro entre los robos con fuerza y los controles de alcoholemia, me escapo a media tarde y nos tomamos un café.

Mara mira el reloj.

JUEZ MARA (CONT'D)

Venga, a las cuatro en la cafetería de la esquina de enfrente de los juzgados. Muxu bat, bero-bero. Chao.

Mara cuelga el fijo. Suspira con hastío.

En ese momento, dan dos golpes rápidos en la puerta de madera. Sin esperar respuesta, la puerta se abre. Entra PACO (55), el tramitador procesal, arrastrando los pies y con cara de querer jubilarse mañana. Trae una pila de carpetas rojas.

PACO

Buenas tardes, Señoría. Traigo la firma de los autos de prisión de los del alijo de ayer.

JUEZ MARA

Déjalos por ahí, Paco, donde quepan.

Paco mira la mesa sepultada de papeles, resopla y deja las carpetas en el suelo, apoyadas contra la bandera de España.

PACO

Ah, y ha entrado por el cacharro de la euskojustizia el nuevo escrito de la víctima de la agresión sexual de la semana pasada. El Fiscal ya ha emitido el informe... ¡Sorpresa! Esta vez viene favorable a las medidas de alejamiento. ¿Le preparo el auto denegando la orden de protección?

JUEZ MARA

(Sin mirar, tecleando en el ordenador)

Pásaselo al Letrado de la Administración de Justicia para que verifique las notificaciones, y ya lo miraré cuando acabe la guardia. No me da la vida, Paco.

Paco asiente con apatía, coge el expediente de la chica, se pone de puntillas y lo encaja a presión en la balda más alta de la estantería, sepultándolo detrás de unas cajas de mudanza viejas.

PACO

Entendido. Hasta mañana, Señoría.

Paco sale y cierra la puerta. La Juez Mara se queda mirando fijamente la pantalla del ordenador, aburrida, y saca su móvil personal para mirar Instagram antes de concentrarse en TikTok.

CORTAR A NEGRO.



jueves, 30 de abril de 2026

LE PETIT CADEAU

Otra excelente pieza literaria escrita hace tiempo PETIT CADEAU y ahora trabajada con la IA para convertirla en monólogo "stand up" con ilustración, un poco pacata, de Nano Banana


¡Buenas, panda de animales! ¿Me estáis preguntando por mi cara? ¿En serio? Peores caras he visto yo en la primera línea de una melé un domingo de resaca y nadie decía nada. 

Pero vale, lo reconozco: tengo la cara de un hombre que ha sobrevivido a un safari... pero sin salir de Burdeos.

Ya sabéis cómo son estos torneos de veteranos. El cuerpo te dice "retírate", pero el espíritu te dice "pide otra jarra". El caso es que el tercer tiempo se nos fue de las manos. Para cuando llegamos al quinto tiempo, nuestro guía —un francés que se nos pegó como una lapa— nos llevó al único sitio abierto: una discoteca de esas que huelen a desesperación y a desinfectante barato. 

Allí estaban todos nuestros compañeros, haciendo el gorila en la pista. Literalmente. Parecía un documental de National Geographic pero con tíos de 100 kilos en calzoncillos. 

Y de repente, la veo. Una chica en la barra. Imaginaos a Naomi Campbell, pero en pequeñito, formato viaje. Yo, que iba con el "combustible" a tope, me puse en modo galán culto. Le solté lo único que me queda del colegio: el monólogo del Cid de Corneille. En francés, con un par.

Ella me dijo que se llamaba Paqui. O eso entendí yo, porque con los graves del bafle podía llamarse Paqui o podía ser el nombre de un medicamento. La saqué a bailar y, oye... bailo mejor que Ryan Gosling. Bueno, al menos con el mismo nivel de laca y mucho más peligro de luxación de cadera.

En esto que me dice: Tu veux venir chez moi ? Esto es "¿Quieres venir a mi apartamento?"

¡A mí! ¡Que no me pasaba eso desde que las pesetas tenían la cara de Franco! Fuimos para allá. El "apartamento" era una habitación que parecía una sucursal del Zoo:

* Tenía una cotorra.

* Tenía un camaleón en una pecera.

* Y tenía una cama. Suficiente.

Nos pusimos "a jugar el partido", tomando posiciones en el lecho, y aquello era de locos. La cotorra empezó a retransmitir la jugada en cinco idiomas. Parecía una peli porno grabada en el Instituto de Idiomas. ¡Qué escándalo, tú! Casi reventamos el colchón, os lo juro.

Me quedo frito y, de repente, suena mi alarma interna: "¡El autobús a Donostia!". Me ducho rápido para quitarme el "aroma a pecado" y, cuando estoy a punto de salir por la puerta, Paqui se levanta de la cama... tal cual Dios la trajo al mundo. 

Se me acerca, me abraza, yo noto su calor —mi "Priapo" a punto de reventar la bragueta otra vez— y me susurra al oído:

"Et mon p’tit cadeau?"

¿Mi regalito? ¿Qué regalito? Y la cotorra, la muy maldita, despatarrada de la risa gritando: "¡MON PETIT CADEAU! ¡MON PETIT CADEAU!". El camaleón me miraba con una cara de sádico que no os podéis ni imaginar.

Resultado: 200 euros menos en la cartera. Salí corriendo por aquellas avenidas que parecían Nairobi al amanecer. Menos mal que los taxis en Burdeos aceptan tarjeta, porque me quedé más tieso que el palo de la bandera.

Llegué al bus por los pelos, me hice el dormido todo el viaje para que no me preguntarais, y lo primero que he hecho al bajar es ir a la farmacia. 

"Quiero el test ese de los anticuerpos", le digo al boticario. 

Y el tío me mira con una cara... y me dice que tengo "mala cara". ¡Mala cara la tuya, boticario de las narices! Que entre la cotorra, el camaleón y la Paqui, ¡bastante tengo con estar hoy aquí de pie! 

¡A vuestra salud, cabrones!

sábado, 25 de abril de 2026

OTRO BREVE ENCUENTRO

 Historieta escrita hace unos años TIPICA HISTORIA y que, una vez más, le pido a la IA que me la convierta en un guion ilustrado.


EXT. JARDÍN CASA LUZ-SAINT SAUVEUR - DÍA (PASADO, AÑOS 80)

Detalle de hierba alta y descuidada. El sol de los Pirineos es blanco, cegador. Oímos risas infantiles a lo lejos y el sonido de una manguera.

INT. CASA - PLANTA BAJA - DÍA

ARISTIDE (35) entra en la casa. Está sudado, con la respiración pesada tras una caminata. Se detiene frente a la puerta del baño de la planta baja. Oye el agua correr dentro.

La voz de su ESPOSA (O.S.) resuena desde el piso superior.

ESPOSA (O.S.)

¡Aristide! Estoy arriba. Las niñas se están duchando, usa el baño de la primera planta, que el nuestro está ocupado para rato.

Aristide sube las escaleras. El sonido de sus botas sobre la madera cruje en el silencio de la tarde.

INT. BAÑO PRIMER PISO - CONTINUO

Aristide abre la puerta. El vapor de agua sale como una exhalación, envolviéndolo. A través de la niebla del espejo, vemos el reflejo de CATHÉRINE (16). Está de espaldas, desnuda. Su piel es un mapa de contrastes: la espalda blanca, los brazos y el cuello bronceados por el sol de montaña. Aristide se queda petrificado. 

CATHÉRINE

(Sin darse la vuelta, secándose la cara)

¿Quieres ducharte? Ya he acabado.

Ella se aparta el pelo. Sus nalgas, de un blanco purísimo, brillan bajo la luz mortecina del baño.

CATHÉRINE (CONT'D)

La fregona está detrás de la puerta. He dejado todo encharcado.

Ella se enrolla la toalla al cuerpo. Se gira y camina hacia él. Aristide retrocede, pegándose al marco de la puerta.

CATHÉRINE (CONT'D)

¿Me dejas pasar? Me voy a secar en mi cuarto.

Ella pasa a su lado. El roce de la toalla húmeda contra el brazo de Aristide.

EXT. CEMENTERIO PIRINEOS - DÍA (PRESENTE, 30 AÑOS DESPUÉS)

Blanco absoluto. La nieve cae de forma mansa, silenciosa. Un grupo de paraguas negros se aleja hacia el atrio de la iglesia. Aristide (ahora de 65 años) se queda atrás. Su aliento forma nubes de vapor. Una mano enguantada le toca el hombro.

CATHÉRINE (V.O.)

No has cambiado nada, Aristide.

Aristide se gira. Frente a él, una MUJER (50). Se besan en las mejillas. El sonido del beso es húmedo en medio del silencio gélido.

ARISTIDE

(En shock)

¡Cathérine! ¡Eres Cathérine!

CATHÉRINE

(Sonriendo)

Me has reconocido. Pues yo sí he cambiado, encerrada en este poblacho del fin del mundo. ¿Cómo está tu mujer? ¿Y las niñas? Tendrás nietos ya, supongo.

Caminan por la nieve. A lo lejos, el ataúd baja a la tierra. Ellos hablan en susurros, como cómplices en un lugar donde no deberían estar.

INT. CASA DE CATHÉRINE - NOCHE

Una casa acogedora pero cargada de sombras. El crepitar de la chimenea es el único ritmo. Ambos sostienen vasos de whisky. Aristide mira las manos de ella.

CATHÉRINE

Mi último marido se murió siendo dueño de todas las riquezas del valle. Me dejó esto... confort en medio de ninguna parte, una jaula de oro con vistas a los pinos.

ARISTIDE

(Tras un silencio, mirando el fuego)

Aquel verano... en Luz-Saint Sauveur. Entré en el baño. Estabas tú. El espejo estaba empañado.

Aristide lo dice como quien confiesa un pecado.

CATHÉRINE

¿En el baño?

ARISTIDE

Estabas desnuda. No te reconocí al principio. Parecías una estatua de sal en medio del vapor. No he podido olvidar esa imagen en treinta años.

Cathérine suelta una risa corta. Se levanta y le tiende la mano.

CATHÉRINE

No me acuerdo de nada de eso, Aristide. Yo era una niña y tú eras más viejo que mi padre. Para mí, estar desnuda frente a ti era como estarlo frente a él. No significaba nada.

Ella lo ayuda a levantarse. Sus rostros están muy cerca. La luz de la chimenea baila en sus pupilas.

CATHÉRINE (CONT'D)

Pero nos hemos olvidado de preparar la cama de invitados. Tendrás que acostarte conmigo.

Aristide intenta decir algo, pero ella le pone un dedo en los labios.

CATHÉRINE (CONT'D)

Ahora ni yo soy una niña, ni tú un viejo. ¿Qué son veinte o treinta años en esta oscuridad?

Cathérine camina hacia el dormitorio. Aristide la sigue. En la chimenea, un tronco se rompe y las chispas saltan.

FADE OUT.

martes, 21 de abril de 2026

LA PEAU DE CATHERINE

 Dans le confinement j'ai écrit un texte: Brève rencontre qu'aujourd'hui j'ai converti en scénario avec aide de l'IA  pour sa présentation:

PERSONNAGES 

ARISTIDE (60 ans) : Silhouette svelte pour un exrugbyman, allure d’intellectuel un peu flottant. Porte un masque chirurgical bleu vif.

LA FEMME (50 ans) : Sportive, élégante, un tempérament de feu.

LES CLIENTS : Une file d’attente stoïque devant une boulangerie.

SÉQUENCE 1. EXT. RUE DE LA ROQUETTE / BASTILLE - JOUR

Le ciel de mai est d’un gris perle, presque blanc. ARISTIDE marche d’un pas régulier. On n'entend que le bruit de ses semelles sur le pavé et, en voix off, le timbre de sa pensée, articulé et mélancolique.

ARISTIDE (V.O.)

« À la Bastille, on n'aime pas... les chiens. » Non, ce n’est pas ça. Bruant chantait « Nini peau d’chien . Drôle de coïncidence. Mes mains, saturées de l'hydrogel du ministère, ont cette douceur suspecte, cette texture de soie qui ne m’appartient pas. Une douceur de peau de femme.

Il s’arrête, regarde ses mains, les frotte l'une contre l'autre.

ARISTIDE (V.O.)

Une peau de Parisienne. Une peau de Catherine. Ce nom est un refrain qui ne me quitte plus depuis quarante ans. Catherine, la nièce du chef basque... le caniche ridicule qu'elle promenait entre deux mêlées de rugby sur le sable mouillé. 

Il soupire. Son masque bleu jure avec la grisaille ambiante.

ARISTIDE (V.O.)

Tout est fermé. Le vide a un parfum de nostalgie et de désinfectant. Où trouver un sandwich ? La faim me ramène au présent, mais mon esprit reste sur la Côte Basque, en 1980.

SÉQUENCE 2. EXT. QUAI DE LA RAPÉE / RIVE DROITE - JOUR

Aristide longe la Seine. Il semble chercher une enseigne ouverte.

ARISTIDE (V.O.)

Elle est partie vers un amour « plus fort » à Paris. La trahison a toujours eu pour moi l'odeur du sel et le grain de sa peau blanche, parsemée de duvet blond. Une image fixe. Un arrêt sur image de quarante ans.

Il aperçoit une file d'attente devant une boulangerie. Il s'approche.

SÉQUENCE 3. EXT. DEVANT UNE BOULANGERIE - JOUR

Aristide prend place dans la file, respectant les distances de sécurité. Soudain, deux mains surgissent de l’arrière et se posent sur ses yeux.

UNE VOIX DE FEMME (Enjouée)

Devine qui c'est ?

Aristide se fige, la mélodie des « Lacs du Connemara » de Michel Sardou explose sauvagement, balayant le silence du confinement dans une radio quelque part.

ARISTIDE (Le souffle court)

Catherine !

LA FEMME

Quoi ?

Aristide se retourne. Avant qu'il ne puisse faire la mise au point avec ses lunettes, une main part comme un ressort. SLAP ! Une gifle monumentale de la main gauche. Le masque d'Aristide saute de son oreille droite pour pendre lamentablement à son oreille gauche.

LA FEMME (Furieuse)

Con ! Je suis Amélie !

ARISTIDE (Bégayant, réajustant son masque)

Amélie ! Je... Pardonne-moi, la buée sur mes verres, l'odeur du gel, ce souvenir qui me hantait...

LA FEMME (S’approchant, menaçante)

Catherine ? Encore cette Catherine de Biarritz ? Après toutes ces années ? Tu n'as donc aucune mémoire du présent, Aristide ?

Elle fait un pas de côté, un mouvement vif. Elle est grande, athlétique, intimidante. 

ARISTIDE (Un sourire)

Mais Amélie... mon élève préférée ! La championne de France ! Quelle vitalité... Tu n'as pas changé, tu as gardé cette détente... athlétique.

Dans la file d'attente, les clients tournent la tête. Aristide regarde la file, puis Amélie.

ARISTIDE

Comment vas-tu ? Malgré... malgré la gifle ?

LA FEMME (Croisant les bras)

Mieux que ton souvenir de Catherine, visiblement.


FADE OUT.


jueves, 16 de abril de 2026

BILBAINITA

Una historia muy personal y que me pesa del pasado, no sé por qué escribí un texto  BILBAINITA y he pedido a la IA que lo convierta en guion y lo ilustre.

INT. HABITACIÓN DE HOTEL - NOCHE

La luz es cálida, filtrada por una lámpara de mesa con pantalla de tela. Fuera, se escucha el rumor lejano de la autopista y la lluvia golpeando suavemente el cristal. Una maleta a medio abrir, dos copas de vino vacías sobre la cómoda, la ropa de ZULEMA (40) y MIKEL (50) entrelazada en el suelo.

ZULEMA sale del baño. Está desnuda. Su piel brilla ligeramente por la humedad del vapor.  MIKEL está en la cama, apoyado contra el cabecero, con las sábanas a la altura de la cadera. La observa.

ZULEMA (Con una sonrisa)

¿Sigues enamorado de la bilbainita?

Mikel suelta una risa corta, sacudiendo la cabeza. Estira la mano hacia ella.

MIKEL

No seas tonta... Estoy enamorado de ti. Te lo he demostrado hace un rato y, en cuanto te metas aquí, te lo vuelvo a certificar.

Zulema se sienta en el borde de la cama, fuera del alcance de su mano. Le mira a los ojos.

ZULEMA

Los hombres tenéis una fe ciega en la mecánica. Creéis que un "te quiero" susurrado entre gemidos es un contrato de exclusividad. Pero lo que sientes ahora es la urgencia de la piel, la victoria de haberme tenido... no es amor, Mikel. Es el triunfo de la memoria sobre el deseo.

Ella se desliza bajo las sábanas. hay roce de sus muslos, contraste de sus pieles. Mikel la abraza. Sus manos comienzan a recorrer la espalda de Zulema con ritmo lento. Ella cierra los ojos.

ZULEMA

Está bien parar en estos hoteles para quitarnos el polvo del camino, como dice tu colega... Pero ayer, cuando Sebastián mencionó que había quedado con "tu bilbainita"... se te paró el pulso. Fue un instante, pero vi tu biografía sentimental entera pasar por delante de mis ojos.

Mikel detiene el movimiento de sus manos.

MIKEL

Confundes la acidez del bacalao con los celos, de verdad. Esa mujer es la herida de Sebastián, no la mía.

Mikel se incorpora un poco. Sus ojos están ahora empañados.

MIKEL (CONT.)

La conoció cuando ella llevaba uniforme de colegio y él ya se creía un hombre. La usó, la dejó, volvió para dejarla embarazada y desapareció otra vez para casarse con otra. Un ciclo de crueldad infinita. Me la encontré hace años en Bilbao, bajo un paraguas roto, y me lo contó todo. Me dejó el alma helada. Y ayer, ese tipo nos cuenta que va a volver a jugar con ella mientras su prometida actual le espera en Barcelona... Es la desfachatez lo que me dolió, Zulema. No ella.

Zulema le observa en silencio. Ve la humedad en sus ojos. Baja su mano por el abdomen de Mikel.

La mano de Zulema acaricia a Mikel. Su erección ha desaparecido.

ZULEMA

Eres demasiado bueno para este mundo, cariño.

Zulema se acerca al máximo y le besa el cuello, subiendo hacia la oreja. Susurrando.

ZULEMA (CONT.)

Tú escuchas las historias ajenas con avidez de novelista, pero te equivocas. Hay amores que solo funcionan así: de forma intermitente. Se aman porque solo se encuentran cuando la marea sube. Si tuvieran que compartir el mismo rollo de papel higiénico y la rutina del desayuno, se odiarían en una semana. Su amor es el privilegio de los que no tienen que convivir.

Zulema lo mira. Empieza a besarlo de nuevo. Mikel cierra los ojos.

ZULEMA (CONT.)

Ahora, deja de arreglar el mundo... y vuelve a este hotel.

Sus cuerpos vuelven a sincronizarse.

FADE OUT.

miércoles, 1 de abril de 2026

SILENCIO CLAMOROSO; HA PASADO TIEMPO

 Hace ocho años,  en el otro blog, planteaba una preocupación que el tiempo, lejos de mitigar, ha convertido en una urgencia democrática. EL SILENCIO CLAMOROSO

Y una amiga periodista me pasa un clip de video con una entrevista al maestro Jorge Fernández que recuerda su paso por Diario 16 y por El Mundo. Lo que me ha llevado a aquel texto ingenuo.

Cuadro de Usandivaras

Releer aquel texto hoy produce una mezcla de melancolía y alarma. La erosión de la independencia mediática ha pasado de ser una amenaza latente a un fenómeno estructural que socava los cimientos de nuestra convivencia.

El periodismo, si aspira a ser algo más que una simple extensión del departamento de marketing de los poderes fácticos, debe recuperar su esencia: la servidumbre exclusiva hacia el ciudadano. Sin embargo, observamos con estupor cómo el silencio se ha convertido en una moneda de cambio habitual. Un silencio que no es neutral, sino profundamente violento.

En las facultades de Comunicación se solía – creo recordar -,  enseñar que la omisión es una forma de mentira. Callar una verdad incómoda para proteger una inversión publicitaria, una alianza política o un interés de grupo no es "prudencia editorial"; es una claudicación ética.El periodismo independiente no se mide por lo que publica cuando todos gritan, sino por lo que se atreve a denunciar cuando el poder exige silencio.

Cuando los medios deciden mirar hacia otro lado ante la injusticia, las primeras víctimas no son las audiencias, sino los propios afectados por los abusos de poder. La falta de ética de quien calla es doblemente grave porque revictimiza a quien ya sufre. Una víctima sin voz en los medios es una víctima invisible para el sistema judicial y social. El silencio mediático otorga impunidad al verdugo y soledad al vulnerable.

Para que el periodismo vuelva a ser ese "contrapoder" necesario, debemos incidir en tres conocidos ejes fundamentales:

    1. Independencia Financiera y Editorial: Un periodista que teme por su salario al escribir una verdad incómoda es un periodista maniatado. Necesitamos estructuras que blinden la redacción de las presiones de los consejos de administración.

    2. La Verdad sobre la Objetividad: La objetividad no es dar el mismo peso a la víctima y al opresor. La ética nos obliga a tomar partido por los hechos comprobables y por la dignidad humana. Ser "neutral" ante la vulneración de derechos es, de facto, colaborar con la injusticia.

    3. Responsabilidad Social: El derecho a la información no pertenece a los editores, sino a los ciudadanos. El periodista es solo un custodio temporal de ese derecho.

No podemos permitir como sociedad democrática que el periodismo se convierta en un eco de consignas predigeridas. La libertad de prensa no es un privilegio de los periodistas, sino un seguro de vida para la democracia.

Si hace ocho años ironizaba sobre la transparencia, hoy -me incluyo en el cupo de los que carecemos de título -, los plumillas debemos exigir valentía. Porque en el balance final de la historia, no solo seremos todos juzgados por las palabras que escribimos, sino —especialmente— por aquellas que, por miedo o conveniencia, decidimos callar. Es hora de romper el letargo y recordar que nuestra única lealtad se debe a la verdad, especialmente cuando esa verdad es el último refugio de quienes han sido despojados de todo.


miércoles, 18 de marzo de 2026

CENAS

 El 15 de marzo de 2018 publiqué un post en el otro blog LA CENA .  Lo he revisado con la IA pero el resultado no me ha gustado. Me ha salido un guion de cortometraje tipo softporno, no lo publico ni con las correcciones que le he metido, aunque lo conservo para quien me lo pida.

La historia que me inspiró el argumento está en la frase que habla del último amor en la vida. Todos recordamos el primer amor, el primer beso etc. pero, al final de la vida, lo esencial es quien está junto a ti cuando dejas de ser, el cierre de la vida.

Hoy, como hace ocho años, vivo este día como si fuera el último, recordando mucho pasado, sin arrepentimiento.

(Obra de Ramón Álvarez Dorronsoro)

Hace un días espléndido, salgamos a disfrutarlo.



martes, 3 de marzo de 2026

Kresala ipurdian ere bai

 Esto viene de un post anterior: Arimen kresala

PROYECTO: ARIMEN KRESALA

Género: Comedia Negra / Sátira Social. Formato: Cortometraje (15-20 min) / Posible Piloto de Miniserie

1. LOGLINE:  Un respetado abogado de San Sebastián ve cómo su vida —basada en la rutina, el prestigio y el silencio— salta por los aires cuando una joven modelo revela en un programa de *prime time* que perdió la virginidad con un abogado donostiarra cuando ella era menor.

2. SINOPSIS CORTA (STORYLINE): El protagonista es un hombre de 50 años que vive en "piloto automático", convencido de que su aventura clandestina  fue un crimen perfecto de discreción. Sin embargo, la rutina se rompe cuando una joven se sienta en el plató de un polémico *late show* nacional. Ante las preguntas impertinentes del presentador, ella narra con total naturalidad su "primera vez" con un "Sugar Daddy" guipuzcoano, un intelectual que leía a Mintzberg mientras ella le engañaba con su edad. Aunque no da nombres, los detalles son tan específicos —el deportivo rojo del socio, el hotel, las citas literarias— que la sociedad donostiarra no tarda en ponerle cara. El escándalo no solo amenaza su matrimonio y su carrera, sino que lo obliga a enfrentarse a la patética realidad de su propia decadencia.

Basada en un relato de hace más de 20 años, publicado hace tiempo en otro blog con el título de becarias 

Ilustración mía: In memoriam I

EXT. CALLES DE DAX - TARDE

 Mikel paga fajos de billetes en boutiques de lujo.

Las Idoias ríen cargadas de bolsas.

José compra unos cuadernos de dibujo Moleskine en una papelería.

INT. RESTAURANTE DEL HOTEL - NOCHE

Cena elegante. Platos mínimos, vinos caros. El comedor es un mausoleo de lujo de los años 20. Columnas de mármol, espejos dorados y una iluminación que hace que todo parezca  sepia. Los últimos ancianos se retiran, dejando a los cuatro solos ante una hilera de botellas de vino vacías.

MIKEL (Gesticulando con una copa de Burdeos)

...Y por eso Mintzberg se equivoca. El "Proceso Estratégico" no es un plan, es una emboscada. Como esta cena. Como la vida. Si planeas, pierdes. Si improvisas... acabas en Dax con dos mujeres que se llaman igual. ¡Es poético, joder!

IDOIA I (SENIOR) (Acariciando el cuello del JOSE)

MIKEL habla mucho de estrategia, pero tú estás muy callado. ¿Tú también crees que la vida es una emboscada?

JOSE (Con la mirada perdida en el fondo de su copa)

A mi edad, la vida es una inercia. Es como un río. Solo nado para que la cabeza se mantenga fuera del agua. De vez en cuando, el río tiene un recodo... como este

IDOIA II (JUNIOR) (Mirando un plato con una minúscula porción de mousse)

Pues en este recodo se pasa hambre. ¿Esto es la alta cocina francesa? Es como un trabajo de la facultad: mucha presentación y poco contenido.

MIKEL (Riendo estruendosamente)

¡Exacto! ¡Es una beca, Idoia! Una beca de formación intensiva en... en... ¿cómo lo llamamos?

IDOIA I

Relaciones públicas transfronterizas.

MIKEL (Se inclina hacia ella, casi cayéndose)

¡Brillante! Me encanta cómo razonas. Eres un activo intangible de un valor incalculable.

JOSE (A Idoia I, casi en un susurro)

Cuéntame más de Deusto. Del profesor de Derecho del Trabajo. No me hables de activos.

IDOIA I (Sonríe, acercando su cara a la de él)

El profesor era como tú. Tenía esa misma tristeza en los ojos cuando hablaba de las indemnizaciones por despido. Como si supiera que, al final, a todos nos despiden de alguna parte.

IDOIA II (Interrumpiendo, a su compañera)

Oye, Idoia, mañana tenemos que ir a la Oficina de Turismo. Necesito los datos del flujo de visitantes para el trabajo de campo. Si no, no hay beca que valga.

MIKEL (Agitando la mano, restándole importancia)

Mañana se acaba el mundo, Junior. Mañana es el Santo Patrón. Nadie trabaja el día del Patrón. Solo se... se celebra la existencia.

Mikel se inclina para besar a Idoia II, pero en el movimiento, su cara choca con la de José, que justo se giraba. Se produce un beso confuso, torpe y húmedo entre los dos socios.Se separan de golpe. Mikel se limpia los labios con el dorso de la mano.

MIKEL

Vaya... eso ha sido un "intercambio de información" poco estratégico.

JOSE (Aclarándose la garganta)

Ha sido el vino. Demasiado cuerpo.

IDOIA I (Riendo)

Vámonos arriba. Este sitio está lleno de fantasmas de octogenarios. Necesito un gin-tonic de verdad y que este profesor me recite algo que no sea el Código Civil.

INT. DORMITORIO SUITE - NOCHE

La habitación está en penumbra, solo iluminada por la lámpara de la mesilla. Los preservativos están ordenados sobre la madera.

IDOIA I sale del baño desnuda. Es una visión imponente. Se tumba en la cama como una "Maja" moderna. José, en pijama elegante, se acerca rápidamente, quitándose los pantalones.

IDOIA I

No te precipites. Háblame. Me gusta cómo hablas... dime cosas bonitas.

José empieza a recitar versos con voz grave. A los pocos segundos, los ojos de ella se cierran.

JOSE (V.O.)

Soy más de erotismo que de pornografía, pero el tiempo apretaba.

Él la pone en decúbito supino y se coloca sobre ella. Ella apenas abre un ojo.

IDOIA I (Susurro)

Ponte el condón...

INT. DORMITORIO SUITE - MAÑANA

Luz blanca, brumosa, es la niebla de Las Landas filtrándose por el gran ventanal, una luz cegadora que borra los contornos de los muebles. José observa a Idoia I dormir. Se mueve hacia ella bajo las sábanas.

JOSE (V.O.)

Hay mañanas en las que la naturaleza te acorrala. La niebla, la luz, la biología... todo empuja hacia una única meta. Una inercia que no requiere decisiones, solo dejarse llevar por la corriente del río.

IDOIA I (Sin abrir los ojos, como un mantra)

Ponte el condón…

Las sábanas blancas revolviéndose bajo la luz cegadora.

El contraste del vello oscuro de ella contra la blancura de la luz.

El rostro del JOSE, concentrado, casi sufriente.

Ella emite unos suaves maullidos de satisfacción al oído de él. Sonidos rítmicos.

JOSE (V.O.)

Eran gemidos de escuela de modelos, de azafata de congresos. Pero en ese momento, bajo esa luz de Las Landas, eran la única verdad disponible.

El ritmo se acelera. José cierra los ojos con fuerza, entregándose a esa "sacudida" final.

INT. DORMITORIO SUITE - MINUTOS DESPUÉS

José vuelve a dejarse caer sobre la almohada. Está sudado, exhausto. Idoia I se da la vuelta, dándole la espalda, y sigue durmiendo como si nada hubiera pasado. Él mira hacia el ventanal. La niebla, el perfil gris del río Adour. Él cierra los ojos y vuelve a quedarse dormido

INT. HALL DEL BALNEARIO – DÍA

José y Mikel están en albornoz, relajados tras el spa. Las Idoias aparecen radiantes con folletos turísticos y bolsas de zapatos.

IDOIA I

¡Mira las fotos de la cripta y la plaza de toros!

En las fotos solo salen ellas. Ni rastro de los hombres. Mikel hace una señal a Idoia Junior y suben a la suite.

INT. SALÓN DE LA SUITE - DÍA

José e Idoia Senior entran y se frenan en seco. En el sofá, Mikel e Idoia II están entregados a un sexo oral mutuo, frenético, ignorando por completo a los recién llegados. 

JOSE (V.O.)

Aquella visión me causó un efecto inmediato bajo el albornoz. No era envidia, era una urgencia biológica, un último asalto antes de volver al río de la rutina.

Él agarra a Idoia I del brazo con una firmeza nueva. Ella lo mira y sonríe.

INT. DORMITORIO DE LA SUITE - SEGUNDOS DESPUÉS

Entran atropelladamente. Él no pierde el tiempo en quitarle la ropa. Ella lleva una chaqueta de piel sobre la blusa que le queda de película. Él le baja los pantalones y las bragas con un tirón seco. Ella se inclina sobre la cama, de espaldas a él, apoyando los codos en el edredrón.

JOSE (V.O.)

No caí en la tentación de buscar caminos nuevos. No había tiempo para preparativos. En recepción nos esperaban, la vida esperaba. Entré por la vía convencional.

José se pone el condón con una mano, sin que ella lo pida. Ella arquea la espalda.

IDOIA I (Con un jadeo casi melódico)

¡Ahí... así!

JOSE (V.O.)

Le hice el favor de ponerme el condón sin que me lo pidiera y ella me hizo el favor de simular un pequeño orgasmo sin que se lo pidiera. Al fin y al cabo, no habíamos venido hasta Dax para hacer arqueología.

ESCENA: INT. TABERNA (GROS) - TARDE

Un plato con restos de comida y dos copas de vino tinto a medio terminar. El ambiente es ruidoso, mundano. San Sebastián un día cualquiera. Mikel tiene la mirada clavada en el mantel. José lo observa, masticando despacio.

JOSE

¿Qué te pasa? Llevas desde la vuelta de Dax como si hubieras atropellado a alguien.

Mikel levanta la vista.

MIKEL (En un susurro)

¡Que era virgen, hostias! ¡Que era virgen!

JOSE (Casi se atraganta con el vino)

¿Quién? ¿Idoia II?

MIKEL

¡No me jodas! Nunca había follado con una virgen. ¿Sabes lo peligroso que es eso? Se quedan colgadas de uno, se creen que eres su salvador... no me va a dejar en paz en la vida. ¡Estoy jodido!

José lo mira. Bebe un sorbo largo de vino.

JOSE (V.O.)

Su preocupación se disolvió con el tiempo. Yo me dejé el libro de Mintzberg en la mesilla de Dax. Nunca lo eché de menos.

EXT. CALLE DE SAN SEBASTIÁN - TARDE

José caminando solo hacia su portal. Es un hombre más entre la multitud. Su paso es monótono, rítmico.

JOSE (V.O.)

Cuando se anda en torno al medio siglo de edad, la rutina diaria es un río que te lleva por la vida sin necesidad de tomar continuamente decisiones.

José  entra en el portal. La puerta se cierra tras él.

 FIN

sábado, 28 de febrero de 2026

Ate gorri itxietan

El 26 de julio de 2019 publiqué un relato en otro blog ATEGORRIETAK ITXI y ahora le he pedido

 a la  IA de hacer una versión audiovisual.

Le pongo un dibujo mío como ilustración.




ESCENA 1

. CALLE CENTRO - DONOSTIA - DÍA

Julio, mediados. El calor es una losa de hormigón. GALTZAGORRI espera en una esquina sombreada, frente a un local.

Mira su reloj. Sudor en la sien.

Un coche de alta gama se detiene brevemente en la esquina de la calle peatonal. MARTA baja. Camina con seguridad. Galtzagorri se endereza.

MARTA

(Sin detenerse, con una sonrisa felina)

Espero que no hayas pedido mesa todavía, Galtza.

Se saludan con dos besos.

GALTZAGORRI

Desde que me dejaron plantado en Horcher, espero fuera cuando me invitan. Especialmente si es aquí. El patrón sigue sin tener carta, ¿no?

MARTA

(Entrando al local)

El patrón pone lo que yo diga. Vamos.

INT. RESTAURANTE - CONTINUACIÓN

Una bodega angosta, ruidoso, con mesas incómodas. El PATRÓN recibe a Marta con una mezcla de respeto y temor. Los sienta en el rincón más discreto.

CORTE A:

MINUTOS DESPUÉS

Sobre la mesa: platos de calidad suprema (kokotxas, ventresca) y botellas de Rioja Alavesa. 

Marta bebe agua con gas mientras observa a Galtzagorri, sus ojos se desvían inevitablemente hacia el escote de ella.

MARTA

Son las mismas, Galtza.

Él se atraganta con el vino. Ella sonríe.

MARTA (CONT.)

Las mismas que acariciabas hace treinta años. Retocadas para que la gravedad no gane la batalla, pero las mismas. No me las quemes con tus rayos X.

GALTZAGORRI

La memoria es más peligrosa que la vista, Marta. Me alegro de que seas la... ¿PDG? del grupo ahora.

MARTA

(Saca una tarjeta de visita: diseño minimalista, relieve en oro)

Consejera Delegada. Y se lo debo al "colega" que tú y yo conocemos.

Marta apoya la tarjeta en la mesa y se inclina hacia adelante. 

MARTA (CONT.)

Escúchame bien. Yo le di mi sexo y él me dio mi carrera. Así de simple y así de asqueroso. Por eso, sería muy conveniente que no se hablase de ciertas personas... ni de ciertas cosas que pasaron hace mucho tiempo.

Galtzagorri deja la copa. 

GALTZAGORRI

¿Quién habla? Yo solo sabía que saliste con él un par de veces...

MARTA

(Corta)

Dos polvos de conejo, Galtza. No más de dos minutos y medio cada uno. Nada que ver contigo, que te creías Neruda. Pero lo suyo fue una inversión.

GALTZAGORRI

Marta, no sé a qué viene esto...

MARTA

Viene a que hay blogs, hay redes, hay gente revolviendo la mierda. Y la mierda, cuanto más se mueve, peor huele.

Marta golpea la mesa con el dedo, marcando el ritmo de sus palabras.

MARTA (CONT.)

El cast de esta película se reduce a uno: el que ya está en la cárcel. Nadie más. Al que está pagando, ya lo mandarán a una residencia en Málaga a dar clases de fotografía hasta que salga a pasear por playas nudistas. Punto final.

Marta saca un fajo de billetes, deja una cantidad sobre la mesa sin mirar la cuenta. Se levanta.

MARTA (CONT.) Espero que a nadie se le ocurra contar esta charla de "amigos". Agur, Galtza.

Le da un beso fugaz  y sale del local.

EXT. AVENIDA DE LA LIBERTAD - DÍA

Galtzagorri camina por la sombra de los árboles. Saca su teléfono. Marca un número.

GALTZAGORRI

(Al teléfono, voz baja, ininteligible, sólo se oye lo siguiente)

¿Eres consciente de todas las puertas de Donostia que se te han cerrado ? Me ha dicho...

Galtzagorri sigue caminando mientras el Tour de Francia suena de fondo en la radio de un taxi cercano.

FADE OUT.