Sobre la mesa de la sociedad gastronómica está la prensa del día. El Barón de la Florida y el Marqués de Altamira la ojean después de haber preparado el menú y esperan al resto, mientras vacían una botella de tinto Algés acompañada de longaniza y de olivas en salsa de aperitivo.
- Esto de Iruña-Veleia de estos días me recuerda mis vacaciones de verano en el pueblo cuando era un renacuajo -dice el Barón de la Florida que de niño, según refiere, fue asmático y magro -, y me aburría.
- ¿Cuándo te llevaban al páramo burgalés a secarte los pulmones de la humedad de Hernani?
- Sí, era un mes de aburrimiento y aun no había descubierto la droga del balón oval – tras cortar un par de lonchas del embutido, prosigue -, con el otro chaval que había en el pueblo, nos íbamos los dos a una excavación que había abandonada en una colinilla de las afueras, en medio de ninguna parte, los arqueólogos habían dejado unas vallas y unos letreros de prohibido el paso que utilizábamos como dianas para el tiro al blanco con las carabinas de aire comprimido…
- Lo que cualquier crío toma como una invitación a explorar lo que encuentra.
- No había nada para encontrar por mucho que buscamos, así que nos dio por coger las piedras y cantos rodados que abundaban en los estratos de tierra y trabajarlos. Intentábamos imitar las hachas de piedra que aparecían dibujadas en los libros como primeros instrumentos de los trogloditas y cromañones. Te puedes imaginar que era una tarea que llevaba tiempo, golpeando piedra contra piedra, así que muchas no hicimos, nos aburríamos, quizá trabajamos unas cien piedras pero hicimos de todo: bifaces, buriles, muchas hachas de mano, puntas de lanza, cuchillos, raspadores…
- Y años después se volvieron a retomar las excavaciones y los catedráticos más prestigiosos dijeron que era un yacimiento excepcional donde se habían encontrado restos de una importante colonia de la cultura magdaleniense o algo así ¿No?
- ¿Cómo lo sabes?
- Porque Hiruntchiverry me contó que en una colonia de vacaciones en que estuvo de chaval en el centro de Francia, cuando era boy scout o una chorrada similar, se dedicó a pintar las paredes de una cueva con pinturas que había visto en un libro de pieles rojas y ahora la cueva es un fenómeno arqueológico inexplicable, cerrado al público, objeto de estudio e investigación por la Universidad de Perigueux o yo qué sé...
- ¿Entonces tú crees que habría que interrogar a los chavales de Iruña de Oca sobre esas inscripciones que se han encontrado por ahí?
En ese momento llegan Galtzagorri e Hiruntchiverry con las tartas de queso para el postre
- ¿Están preparados los garbanzos con bacalao?
Ficción, opinión, noticias desde mi punto de vista. Rugby, derecho, sociedad, política, parábolas y vida. Fiction, opinion, actualité de mon point de vue. Rugby, droit, société, politique, paraboles et vie. Escritor y actor, écrivain et acteur Contacto y DERECHOS DE AUTOR: antxonmasse@gmail.com NO METO COOKIES NI RECOPILO DATOS
viernes, 7 de febrero de 2020
viernes, 31 de enero de 2020
LA BIBLE, DIEU ET MOI (Monologue)
Saviez-vous que la Bible est le livre le plus vendu au monde? La Bible est ce gros livre que tout le monde a, mais presque personne a lu.
On sonne ... -"Salut, tu fais quoi?" - "Je suis en train de lire la Bible" - "Putain! Qu'est-ce qui t’est arrivé, tu es entré dans une secte?"
Et personne ne comprend que la Bible puisse être lue pour le plaisir. Cependant, je l'ai lu récemment et j'ai trouvé le livre très intéressant.
On sonne ... -"Salut, tu fais quoi?" - "Je suis en train de lire la Bible" - "Putain! Qu'est-ce qui t’est arrivé, tu es entré dans une secte?"
Et personne ne comprend que la Bible puisse être lue pour le plaisir. Cependant, je l'ai lu récemment et j'ai trouvé le livre très intéressant.
Surtout, cela m'a aidé à savoir comment était Dieu. Dieu était le plus, ma foi ! Mais il avait sa personnalité, quand même.
Je ne veux pas déranger, mais vaillant, vaillant ...Dieu ne l'était pas, car ayant toute l'éternité devant lui, le type a fait le monde en une semaine. Et ne croyez pas qu'il s’est fatigué, il s'est levé le premier jour et a dit: "Que la lumière soit", et la lumière fut. Mais pour autant que je sache, il n'a pas mis une ampoule électrique. Et le lendemain: "Que les planètes soient !." C'est fait!
Que puis-je dire ? il aurait pu travailler un peu plus, car être capable de nous fabriquer en acier liquide comme Terminator, et nous faire en terre cuite comme des santons de Provence...
Ce que j'aime dans la Bible, c'est que Dieu est partisan du naturisme, comme moi. Ce à quoi il n'est pas accro, ce sont les fruits, car il se moquait bien qu'Adam et Eve fussent à poil, mais quand ils mangèrent une pomme, il piqua une telle colère... qu'il les jeta hors du paradis. Hé, à juste titre! "Ne vous a-t-on pas dit de ne pas prendre la pomme?" Dieu était bon, mais avec des limites. C'est pourquoi il les a punis! À Adam, il a dit: "Tu gagneras ton pain à la sueur de ton front." Ici j'ai un doute. Y avait-il déjà du pain? De mie ou baguette? Et à Eve il a dit "Tu enfanteras dans la douleur." Comment se fait-il qu'on n'ait pas mis Dieu en colère en ayant inventé l'épidurale! On a envie de le contrarier!
Je ne veux pas déranger, mais vaillant, vaillant ...Dieu ne l'était pas, car ayant toute l'éternité devant lui, le type a fait le monde en une semaine. Et ne croyez pas qu'il s’est fatigué, il s'est levé le premier jour et a dit: "Que la lumière soit", et la lumière fut. Mais pour autant que je sache, il n'a pas mis une ampoule électrique. Et le lendemain: "Que les planètes soient !." C'est fait!
Que puis-je dire ? il aurait pu travailler un peu plus, car être capable de nous fabriquer en acier liquide comme Terminator, et nous faire en terre cuite comme des santons de Provence...
Ce que j'aime dans la Bible, c'est que Dieu est partisan du naturisme, comme moi. Ce à quoi il n'est pas accro, ce sont les fruits, car il se moquait bien qu'Adam et Eve fussent à poil, mais quand ils mangèrent une pomme, il piqua une telle colère... qu'il les jeta hors du paradis. Hé, à juste titre! "Ne vous a-t-on pas dit de ne pas prendre la pomme?" Dieu était bon, mais avec des limites. C'est pourquoi il les a punis! À Adam, il a dit: "Tu gagneras ton pain à la sueur de ton front." Ici j'ai un doute. Y avait-il déjà du pain? De mie ou baguette? Et à Eve il a dit "Tu enfanteras dans la douleur." Comment se fait-il qu'on n'ait pas mis Dieu en colère en ayant inventé l'épidurale! On a envie de le contrarier!
Ce qui arrive à Dieu arrive à toutes les bonnes personnes, on donne la main et on nous prend le bras.
Voici les Babyloniens, ils commencent à construire la tour de Babel pour atteindre le niveau de Dieu. Mais quel manque de respect c’est-ça? Bien sûr, Dieu était en colère: «Par votre ambition, je vous condamne à partir de maintenant si vous voulez vous comprendre, vous devrez consacrer votre salaire à l’achat de fascicules pour apprendre des langues étrangères. Bien sûr, avec le premier numéro, vous recevrez les couvertures en cadeau ». C’est que même en colère il était une bonne personne!
Mais surtout, Dieu avait un sens de l'humour extraordinaire. Un jour, il a parlé à Noé et lui a dit: "Hé, construis un bateau, je vais inonder tout ça." Et Noé l’a cru et a commencé à construire un bateau au milieu du désert. Imagine comment les voisins le chambraient: «Mais Noé, es-tu stupide? Il n'y a pas de plage ici!"; "Tu te prends pour qui? Le Capitaine Haddock? " Je crois que Dieu n'allait rien inonder, mais quand il vit Noé si excité à propos de son arche, il a dit:" Allez, j'enverrai un déluge, mais une seule fois, hein? "
De même, c’était une bonne blague ce qui s'est passé avec Abraham. Il lui a dit: "Sacrifie ton fils." Et l'autre: "Ah, bien, d'accord." C'est que les hommes prenaient tout au sérieux. Heureusement, Dieu l'a arrêté: "Hé! Abraham, lâche la machette! C'était pour rigoler, couillon!" Quel farceur! Bien sûr, cela doit être la célèbre grâce de Dieu. Si, Dieu était très drôle, un branleur.
Bien sûr, je pense qu'un peu trop parfois, à cause de ce qu'il a fait à Job. Avec Job, il s’est dépassé. Dieu a dit: «J'ai appris qu'il y a un Job qui croit en moi avant tout. Voyons ça ». Pour commencer, il lui envoie des hirondelles qui lui chient dans les yeux et le laissent aveugle, puis le ruine, sa femme est tuée, son fils est tué, sa fille est démembrée ... Et après chaque épreuve, Dieu lui a envoyé deux anges demander : "Job, crois-tu toujours en Dieu avant tout?" A quoi Job disait: «Bien sûr, que je crois! Ce que je ne comprends pas, c'est qui me met des bâtons dans les roues pour m’empêcher d’avancer! »
Je ne veux offenser personne, mais parfois plutôt que des blagues, ça me semble être des saloperies. A Dieu il ne lui manquait plus que de faire de Job un supporter de la Section Paloise. Cela aurait été une meilleure blague que les merdes des hirondelles. Mais Dieu voulait juste rire, il ne voulait pas enfoncer le clou.
Voici les Babyloniens, ils commencent à construire la tour de Babel pour atteindre le niveau de Dieu. Mais quel manque de respect c’est-ça? Bien sûr, Dieu était en colère: «Par votre ambition, je vous condamne à partir de maintenant si vous voulez vous comprendre, vous devrez consacrer votre salaire à l’achat de fascicules pour apprendre des langues étrangères. Bien sûr, avec le premier numéro, vous recevrez les couvertures en cadeau ». C’est que même en colère il était une bonne personne!
Mais surtout, Dieu avait un sens de l'humour extraordinaire. Un jour, il a parlé à Noé et lui a dit: "Hé, construis un bateau, je vais inonder tout ça." Et Noé l’a cru et a commencé à construire un bateau au milieu du désert. Imagine comment les voisins le chambraient: «Mais Noé, es-tu stupide? Il n'y a pas de plage ici!"; "Tu te prends pour qui? Le Capitaine Haddock? " Je crois que Dieu n'allait rien inonder, mais quand il vit Noé si excité à propos de son arche, il a dit:" Allez, j'enverrai un déluge, mais une seule fois, hein? "
De même, c’était une bonne blague ce qui s'est passé avec Abraham. Il lui a dit: "Sacrifie ton fils." Et l'autre: "Ah, bien, d'accord." C'est que les hommes prenaient tout au sérieux. Heureusement, Dieu l'a arrêté: "Hé! Abraham, lâche la machette! C'était pour rigoler, couillon!" Quel farceur! Bien sûr, cela doit être la célèbre grâce de Dieu. Si, Dieu était très drôle, un branleur.
Bien sûr, je pense qu'un peu trop parfois, à cause de ce qu'il a fait à Job. Avec Job, il s’est dépassé. Dieu a dit: «J'ai appris qu'il y a un Job qui croit en moi avant tout. Voyons ça ». Pour commencer, il lui envoie des hirondelles qui lui chient dans les yeux et le laissent aveugle, puis le ruine, sa femme est tuée, son fils est tué, sa fille est démembrée ... Et après chaque épreuve, Dieu lui a envoyé deux anges demander : "Job, crois-tu toujours en Dieu avant tout?" A quoi Job disait: «Bien sûr, que je crois! Ce que je ne comprends pas, c'est qui me met des bâtons dans les roues pour m’empêcher d’avancer! »
Je ne veux offenser personne, mais parfois plutôt que des blagues, ça me semble être des saloperies. A Dieu il ne lui manquait plus que de faire de Job un supporter de la Section Paloise. Cela aurait été une meilleure blague que les merdes des hirondelles. Mais Dieu voulait juste rire, il ne voulait pas enfoncer le clou.
lunes, 20 de enero de 2020
1981 RECUERDOS DE UN PADRE ROJO
1981. Tengo que inscribir a mi primer hijo en la enseñanza. Su madre y yo no tenemos dudas : escuela pública. Las abuelas, sobre todo mi madre, no lo entienden, « teniendo los jesuitas enfrente de casa ». Reúno los papeles necesarios, hago la cola, inscribo al niño y regreso hacia mi casa.
- ¡Antxón ! ¡¡¡Antxón !!! -Me aborda por detrás un amigo « abertzale », familia con presos etc -. He visto que estabas en la cola de la escuela ¿Matriculando a algún hijo ?
Le confirmo su perspicaz deducción y él me informa que es profesor en la escuela en que acabo de inscribir a mi primer vástago, así que le invito a tomar un café en el bar más próximo. Y allí me da una charla distendida, llena de complicidades, sobre lo que él y los miembros del claustro escolar hacen y van a hacer para educar a nuestros infantes y convertirlos en los “vascos del futuro”, yo le tiro de la lengua y me entero de las ideologías existentes en los enseñantes de la escuela, la ficha individual de cada uno y sobre todo la del director, desafecto al movimiento de liberación nacional de Euskadi y que pone trabas a las propuestas de la “asamblea popular” de “irakasleak”. Nos despedimos con un abrazo porque el tiene que regresar a la escuela. En cuanto se aleja lo suficiente, desde el teléfono del bar – no había móviles en 1981 -, llamo a mi mujer:
- ¡Corre a los jesuitas con mi madre que tiene enchufe y matricula al niño como sea! ¡Luego te lo explico! ¡Pero hazme caso, por favor!
Y así mi primer hijo y los sucesivos han estudiado en el Colegio de San Ignacio de Loyola como su padre lo hizo y ¡Tan normales!
Mi amigo estuvo unos años sin saludarme pero últimamente, 40 años más tarde, me para de vez en cuando por la calle y me da la misma chapa nacionalista de toda la vida.
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jueves, 9 de enero de 2020
HAY UN PEZ GORDO
Este folletín por entregas irregulares comienza en
Fernando Ustarroz se
fue para Bilbao pasando por Madrid, incluso hizo noche en Madrid. El
viaje hasta Madrid lo hizo en avión y en compañía de la teniente
Carmen Camacho. El Teniente Coronel Camacho les había convocado a
los dos en su despacho para informarles de las órdenes recibidas,
los dos tenían que reunirse en Guzmán el Bueno, en la Dirección
General, con un Teniente Coronel de la Unidad Central Operativa que
les iba a entregar personalmente más instrucciones sobre lo que
Ustarroz tendría que hacer en Bilbao y Camacho en Mallorca, porque
ella iba a hacerse cargo de seguir con la carpeta sobre el asesinato
del financiero bilbaíno, aunque se siguiera aparentando que el caso
estaba resuelto con los dos homicidas confesos en la cárcel, para
obtener cuantos más datos se pudieran encontrar en la isla sobre
quien se había presentado como Manfred Rödel y quien le hacía
compañía durante su breve estancia por allí.
Paco Gallego había
ascendido a Teniente Coronel por méritos de « guerra »,
de la guerra contra ETA, de la guerra contra el narcotráfico, de la
guerra contra las bandas organizadas… y tantas guerras le habían
dejado secuelas físicas y mentales, alto y desgarbado, con tics
oculares que le hacían guiñar las cejas simultáneamente a ambos
ojos, mientras fumaba cigarros que liaba como si fueran porros y que
dejaba deshacerse en hebras y ceniza sobre los expedientes abiertos
en su mesa desordenada, en los que también iban cayendo los cabellos
grasientos que perdía. Nadie le había visto en uniforme
reglamentario en los últimos años y su despacho era un lugar de
peregrinación en busca de ideas ante casos complicados o de
contactos con gente que sabían cosas que nadie más sabía, sobre
todo de los servicios de inteligencia, porque en el Centro Nacional
de Inteligencia había dejado todas las puertas abiertas para él
desde sus tiempos en el CESID.
Gallego dejó la
mitad del cigarro que estaba fumando en el alféizar de la ventana
abierta a su espalda sin dar importancia a que el viento se la
llevara o no – de hecho se la llevó al cabo de dos segundos de
dejarla -, y se volvió a los dos tenientes recién llegados.
- Las huellas y el
adn que nos habéis remitido no están en ningún fichero de
antecedentes policiales por una sola y sencilla razón: porque son de
uno de los nuestros.
- ¡Hostias! -
exclamó Ustarroz -.
- Bueno, de uno de
los nuestros pero que no es del cuerpo ni del CNI, sino que ha sido
un colaborador en tiempos pasados, un bilbainoo, un verdadero
forofogoitia del Athlétic, Peio López Iruraiz ¿Quién es este
individuo? Qué no es este individuo es más fácil de decirlo, Peio
es un semiananalfabeto diploma-adicto, tiene Certificado de
Profesionalidad en Vigilancia, Seguridad privada y protección de
explosivos, es Monitor de Kárate, Taichi Chuan y Chikung, Instructor
de Buceo, Patrón de Yate, Detective Privado titulado, con FP como
Electricista, Wedding Planner organizador de eventos graduado y
seguro que me dejo alguna otra. Vamos, un perfecto inútil pero al
que, en su momento, utilizamos para un trabajo en la costa de las
Landas en el que no tenía que hacer nada sino estar y lo hizo muy
bien y como en esta casa y en la otra somos muy agradecidos con los
que nos han servido pues le hemos dejado ganarse la vida y le hemos
sacado de algunos líos en que se ha metido pero estoy convencido de
que se ha metido en este asunto hasta el cuello y esta vez no le
vamos a salvar el pescuezo, una cosa es darle de tortas a un macarra
de La Palanca por un quítame allá esas putas y otra cosa es
cargarse a un señorito de Bilbao que además era también del
Athlétic como él y como yo.
Fernando siguió la
mirada del Teniente Coronel y en una de las paredes estaba clavado un
banderín amarillento del club bilbaíno que, en un primer momento,
había tomado por uno del Atlético de Madrid.
- El sujeto que le
acompañaba a este idiota, pondría la mano en el fuego pero creo que
era Kovasevic.
- ¡Rehostias! - No
se pudo reprimir el navarro en uniforme de teniente de la Guardia
Civil -.
- No es el
futbolista, ese pájaro se dedica a otras cosas. El nuestro es
Slobodan Kovasevic un antiguo militar serbio que vive en Santander.
Aunque las cintas de vídeo del ferry son una mierda, por la
corpulencia de ambos hemos deducido que es él pero es que la foto
del pasaporte alemán que se usó para el alquiler del coche puede
ser perfectamente del Kovasevic éste, también la tuya o la mía o
la de la teniente, porque se parece a cualquiera y a nadie, pero este
tipo de documentación falsa se hace en Belgrado, donde hay un
especialista muy reputado. Y además Kovasevic es buceador, un
excelente buceador por lo que nos hemos enterado, y practica mucho en
el Club de Pesca y Actividades Submarinas de Colindres y ya adivináis
quién es también socio del Club de Colindres y suele ir por allí.
Pero mientras Peio está dado de alta como trabajador autónomo como
un empresario de multiservicios desde tareas de seguridad a
organización de eventos, nuestro buen Slobodan es un auxiliar
administrativo en una ETT de Santander, una ETT que dirige su
compañera Divna Domijn que lleva muchos años viviendo en España,
vino a jugar a balonmano y ya no se volvió, Slobodan ha aparecido
hace dos o tres años, se dedican a traer trabajadores serbios para
hacer obras o trabajar en hostelería y así.
- Tenemos indicios
como para actuar contra ellos como ejecutores materiales quizá, pero
no creo que convenga – Carmen Camacho no soporta el olor a tabaco
húmedo y moho que, a pesar de la ventilación, impregna el ambiente
del despacho -, porque hay que encontrar al que les hizo el encargo.
- No hemos
encontrado pista alguna del dinero, los dos siguen haciendo vida
normal y sin ostentaciones por lo que sabemos y no creo que les hayan
hecho una transferencia bancaria, no he querido menear las
comandancias de allí para no arriesgarnos a entorpecer las
investigaciones que estáis realizando vosotros pero tú Fernando
tienes libertad de acción para hacerlo con lo que veas por Bilbao.
Y, una vez
instruidos, uno cogió el vuelo para Loiu y otra el vuelo para Son
Sant Joan.
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jueves, 26 de diciembre de 2019
ENTRE LAS ANGULITAS
Este folletín por entregas irregulares comienza en
- Sí he ido, que ya me hacía falta. Y estoy leyendo la memoria del concurso de acreedores de Ava, SA.
- ¿Estás en una secta o qué? Nadie lee las memorias de los concursos, son todas iguales, plagios, un “copia y pega” de otras anteriores. Yo he presentado la misma memoria en una docena de expedientes, cambiando los nombres, y nadie ha dicho nada jamás.
- Yo es la primera que leo y me parece interesante.
Y Lin siguió con la lectura de la Memoria presentada en el expediente judicial del concurso de acreedores de Aceros Vizcaínos de Amenabar, SA.
“Aceros vizcaínos de Amenábar, SA fue constituida en Erandio hacia los años 20 del siglo XX por dos empleados de un astillero naval de esta localidad que consideraron que con los conocimientos que poseían podían emprender la aventura de crear una empresa nueva dedicada a la fabricación de aceros de gran calidad muy necesarios en la construcción de buques ya que estimaban que los existentes en el mercado podían ser mejorados para resistir mejor la oxidación. Sin embargo, fueron derivando a especializarse en componentes de precisión de las diferentes máquinas que, además de las propulsoras, se instalaban en los buques, como las grúas, las bombas, ascensores, sistemas de refrigeración y calefacción… que les eran encargados por otros fabricantes del sector naval que giraba en torno a la próxima Ría de Bilbao, la gama de fabricados era muy amplia y los documentos de la época atestiguaban que la calidad del producto era "extra". En los primeros tiempos de la II República Española, sin cambiar jurídicamente de denominación social, pasó a ser conocida por AVA S.A.
La maquinaria que se requería para la fabricación y control de las piezas era muy diversa (taladros, barrenos, tornos, fresadoras, prensas, escariadores, copiadoras, pulidoras y baños galvánicos) por lo que los conocimientos y habilidades que exigía este tipo de fabricación debían de ser muy amplios y la plantilla enseguida pasó a ser de más de un centenar de empleados, muchos de ellos con una gran formación técnica especializada tanto en ingeniería como en diseño, lo que se conocía entonces por el departamento de « dibujo ».
Durante la contienda derivada del alzamiento militar del 18 de julio de 1936, la fábrica fue destruida, quizá por su situación estratégica en la ribera derecha del Nervión cerca de las defensas del denominado “cinturón de hierro” de Bilbao pero en 1940, una vez terminada la sangrienta guerra, los fundadores de la empresa retomaron el proyecto y construyeron una nueva fábrica que, como la anterior, sita en los llamados campos del moro o de Amenábar en Erandio,con muchas dificultades, pero en un breve espacio de tiempo fueron capaces de reeditar la gama de productos y de nuevo conseguir ser líderes en el mercado nacional hasta bien entrados los años 70, encabezando y siguiendo el crecimiento del resto de la industria vizcaína.
A finales de 1977 es ya explicita la crisis del sector naval en España. En octubre de ese año la Cámara de Comercio de Bilbao junto a los representantes de empresas auxiliares manifiestan públicamente su preocupación por la reducción de actividad y ven como probable el cierre de numerosas empresas. Se piden ayudas públicas para mantener la actividad en espera de un plan de reestructuración del sector pero la crisis mundial del petróleo, la apertura de mercados y el fin del proteccionismo obligaron a los propietarios, hijos de uno de los fundadores, a reorientar el negocio hacia otras actividades con la fabricación de productos de acero al carbono y al manganeso para la automoción, maquinaria, industria papelera, cementera, trituración, molienda, ferrocarriles... pero, dado el escaso valor añadido de estos productos, optó por entrar tanto en el sector de la valvulería que requiere mayor calidad y el empleo de aceros como los aleados y los inoxidables con mayores márgenes pero que se venden en mercados, p.ej.: el petrolero con mayores riesgos como en el sector de la logística interior con la producción de soportes y contenedores para auxilio de la producción en serie.
Esta actividad ha perdurado hasta prácticamente el final de la segunda década del sigo XXI, con diversas incidencias -algunas de ellos ligadas con el terrorismo que asoló nuestro país, como el intento de secuestro del entonces Director General en 1989 -, y una progresiva reducción de plantilla en Erandio que no fue compensada con la creación en 1990 de una planta en Zaragoza, para aprovechar los menores costes salariales de aquella región y la proximidad a un importante cliente, fabricante de automóviles.
El esfuerzo por sobrevivir llevó a la apertura de un centro de producción de los fabricados con menor valor añadido en Rabat (Marruecos) en 2005 que ha sido vendido hace cuatro ejercicios a un grupo industrial francés, a la vez que las instalaciones aragonesas a unos inversores locales que han acabado por cerrarlo definitivamente hace pocas fechas.
Las inyecciones de tesorería obtenidas con la realización de los referidos activos se han volatilizado y la lógica de los mercados ha acabado imponiéndose con repetidos ejercicios económicos con resultados negativos a pesar de todos los riesgos asumidos por la actual propiedad, nietos de uno de los primitivos fundadores. Precisamente la incidencia de los impagados y retrasos en que repetidamente se han convertido tales riesgos lo que ha llevado a la concursada a la situación crítica en la que se encuentra.
Nuestra empresa, procedente de una línea familiar industrial y superviviente a varias crisis históricas como queda dicho, ha venido contando con unos costes financieros desorbitados en el mercado bancario -incluso en la actualidad - , costes de mano de obra muy altos por la incidencia de los salarios comparativos de nuestra región y otros costes fijos también muy altos, por ello obtener una cuenta de explotación que origine un flujo de caja que se vaya convirtiendo en positivo, esto es en beneficios, requiere ciertamente encontrar un producto con un alto valor añadido y que se mantenga diferenciado durante un periodo de tiempo bastante largo antes de que los competidores a menores costes acudan al mismo mercado que nunca es un mercado cautivo sino volátil.
Los socios no pudiendo acudir a financiar internamente la vida de la sociedad y ante la imposibilidad evidente para alcanzar una financiación externa adecuada o, al menos, negociar de nuevo el endeudamiento alcanzado, acordaron el cese de la administración última y designar nuevos administradores sociales que pudieran proceder a la búsqueda de una salida, aunque fuera concursal, a la situación que ya se presentaba al final del ejercicio pero los esfuerzos desarrollados por la nueva administración durante el siguiente ejercicio no han dado fruto positivo y por ello al inicio del ejercicio nos vemos en la situación sin salida que la documentación contable adjunta acredita.”
Lin levantó la cabeza después de esta lectura y sonriente pero pensando aún en la historia económica y jurídica de la sociedad del concurso, le dijo a Manu:
- En la peluquería me han dicho que si yo quisiera un esbirro para cargarme a mi marido debería contratarlo entre los antiguos escoltas que, después del cese del terrorismo activo, están sin trabajo ¿Qué te parece?
- Que se dicen muchas chorradas en las peluquerías.
- ¿Le has dicho al Guardia Civil que puede mirar entre los escoltas en paro en vez de entre los delincuentes?
- Son profesionales, supongo que estarán mirando. Lo que he hecho es lo que nos has dicho a Galtzagorri y a mí y he contado al hijo lo que su padre pensaba de sus socios, de la pandilla de bandoleros de la que formaba parte. Me ha dicho que, a pesar de los consejos que le han dado, ni su hermana ni él van a venderles las acciones de la promotora por ahora, pero que no piensan ni acercarse a los consejos de administración por si acaso.
- ¿Sabes quién va a mi peluquería? Maider Simón Iruraiz, la mujer de José Martínez el abogado, ella es la que tiene una galería de arte en la calle Ibáñez de Bilbao, en pleno centro.
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martes, 24 de diciembre de 2019
CULOS NEGROS
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La mañana ventosa y
la lluvia que el viento metía en todas partes hacía que las calles
de Bilbao fueran difíciles de transitar para las miles de personas
que iniciaban su jornada laboral por las oficinas y despachos del
centro de la ciudad. Al llegar a sus centros de trabajo tenían que
sacudirse de encima el mal humor y la desagradable humedad que les
envolvía.
Jon Galtzagorri con
una taza de café en la mano observaba el espectáculo de peatones
corriendo y resbalando por las aceras, del atasco inacabable de
coches y autobuses por la calzada, las ráfagas de viento que
golpeaban las vidrieras del despacho de Manu Majors invitaban a no
salir a la calle. El abogado bilbaíno había conectado un ordenador
portátil a un proyector que iluminaba una pared de la que había
descolgado un paisaje nevado de Juan Luis Goenaga para que el muro
hiciera de pantalla, el cuadro apoyado contra la biblioteca invitaba
desde el suelo enmoquetado a viajar a un inexistente país de blanco
algodón y de árboles humanizados. Además del laptop, sobre la mesa
se ordenaban miles de folios en montones de diferentes alturas.
- En resumen, la
única diferencia entre lo que estaba en la caja fuerte de aquí y lo
que la Guardia Civil encontró en Mallorca – Majors hablaba hacia
la espalda de Galtzagorri que permanecía desde hacía un rato con la
frente apoyada contra el cristal del mirador y la taza vacía en la
mano -, es un resumen que Iñigo había hecho de toda la promoción
inmobiliaria para concluir en su decisión de salirse de la sociedad,
de “Ipurbeltz etxebizitza, S.A.”, de forma inmediata.
- Puso por escrito
lo que debió haber dicho a sus socios con anterioridad –
Galtzagorri se volvió y cogió unos folios grapados de la mesa -, el
Guardia Civil coincide con nosotros en que esto convierte en
sospechosos a todos los nombres que aparecen relacionados aquí
¿Quién de ellos dio el paso de cargárselo? ¿Has llamado a su hijo
para contárselo?
- Creo que no es aún
el momento, decirle a la familia que personas que conocen de toda la
vida, que han llorado con ellos estos meses, que les tratan todos los
días… son posiblemente los beneficiados directamente por la muerte
de su padre y, por tanto, quienes han desencadenado su asesinato, me
parece que no va a ser útil y que puede servir para que se creen
confusiones y nunca se averigüe la verdad. Sin embargo, hay que
dejar que la Guardia Civil haga su trabajo y el asunto ya nos supera
los aficionados.
- Si no fuera por mi
sobrino hacker, habría pasado mucho tiempo y ni nosotros ni la
Guardia Civil hubiéramos sabido que el arquitecto Roberto Fernández
de Lerchundi, posiblemente uno de sus compañeros de la logia
masónica, le avisó sin quererlo de que la adquisición de los
terrenos industriales de “Aceros vizcaínos de Amenábar, SA” en
el concurso de acreedores era extraña.
- El precio que pagó
Ipurbeltz era menos de la mitad del valor que el arquitecto había
establecido para el Juzgado Mercantil en el informe que realizó,
bueno, en uno de los informes que realizó, porque hizo tres informes
con valoraciones muy diferentes y todos con la misma apariencia de
racionabilidad y solo el de valor más inferior estaba en el
expediente judicial del concurso ¿Los hizo “motu propio” o se le
pagó por ellos?
- Se le pagó por
ese trabajo, claro. Y lo que pagó “Ipurbeltz etxebizitza, S.A.”
viene a corresponderse con la valoración intermedia, pero a la
cuenta del Juzgado solo llegó la cuantía mínima, mientras que la
diferencia se abonó a “Adams & sons, PLC” un conglomerado
británico de arquitectos por su innecesaria intermediación en la
operación. Supongo que este “pase” causó el cabreo de Lerchundi
y que se le fuese la lengua con Arriluze.
- Además “Adams &
sons” es una mera herramienta, como descubrió el difunto, de una
compañía basada en la Isla de Man y conocida por “First pioneer
limited” cuyo contacto en España es un despacho de abogados
catalán, casualmente también, “Figueruelas y asociados”.
- Y casualmente, por
cierto, el abogado que lleva el concurso de acreedores de “Aceros
vizcaínos de Amenazar” es miembro de la sucursal bilbaína de los
“figueruelos” y más casualidad, el auditor que es el
administrador concursal y liquidador de la concursada es un
profesional de reconocida experiencia y de gran prestigio en la
industria financiera de nuestra villa, Antton Mendoza, que colabora
frecuentemente con el Sr. Martínez de Gurruchaga, con quien incluso
comparte vacaciones, las escasas ocasiones que el trabajo de ambos
les permite tomarse un descanso en sus adictivas actividades.
- Todo muy bonito y
muy nuestro: socios del mismo txoko, compañeros de palco en San
Mamés, comensales de la misma mesas en el batzoki del barrio, pareja
en el campeonato de mus y asociados en los transparentes negocios que
les permiten un pasar por este valle de lágrimas…
- Y eso sin contar
con la pasta que se pueda obtener de la operación inmobiliaria,
prácticamente 5.000 viviendas, el 50% de VPO y el 50% libres que no
está nada mal en estos tiempos de crisis del ladrillo.
- Además si le
pides al comprador un poco de dinero en B a cambio de perdonarle algo
de IVA seguro que se saca, por lo menos, 10.000 euros en negro por
vivienda o sea 50.000.000 de euros que siempre es un problema para
blanquear.
- Pero la mitad son
VPO.
- A ésos, esta
buena gente les sacará 20.000 bajo mesa, que se van a llevar el
habitáculo a un precio de saldo. Y además, como se controlan tanto
los billetes de 500 euros, el dinero de color ahora parece de
reportaje sobre traficantes de droga.
- En resumen, es una
gran operación urbanística que hace crecer la ciudad a la vez que
genera riqueza y empleo porque la de autónomos, contratas,
subcontratas, concejales y burócratas que van a nutrirse de ello,
sin olvidar los impuestos de nuestra Ogasuna y las cotizaciones de la
Seguridad Social.
- ¡E Iñigo
Arriluze queriendo saltar del tren en marcha por pruritos de honradez
que no están de moda!
- Leyendo sus
conclusiones me recordaba de cuando vas por el monte y hay una
carroña, lo descubres porque ves a los buitres volando en círculos
pero normalmente el olor insoportable te impide acercarte y ver toda
la vida que hay sobre el cadáver, no sólo cuervos, sobre todo
insectos que bullen arracimados sobre los despojos… yo una vez tuve
que acercarme, lo que parecía una oveja era un pobre tipo que había
desaparecido unas semanas antes. Arriluze da nombre y apellidos de
los cuervos, de los buitres, de los escarabajos necrófagos, las
moscas…
- Y concluye con la
mujer de Martínez de Gurruchaga que tiene una galería de arte para
convertir la cadaverina en caviar.
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miércoles, 18 de diciembre de 2019
RITOS DE CORTEJO Y FECUNDACIÓN
Este folletín por entregas irregulares comienza en
Cuando
Begoña Bergareche Ibarra coincidió con Iñigo de Arriluze y Saint
Lon les Mines en el ascensor por primera vez pensó que era un viejo
elegante. Como llovía, ambos habían entregado sus paraguas al
conserje del edificio y se sacudían las gotas que inevitablemente
les caían de las mangas sonriéndose mutuamente, Iñigo dijo una
simpleza sobre la fina lluvia que la brisa pulverizaba en aquella
mañana bilbaina y que tan necesaria era para el equilibrio mental de
la población de la villa, presa por unas semanas de una de esas
sequías cada vez más largas del otoño vasco. Begoña le respondió
con otra tont
ería tan tópica como cualquiera de las que se dicen en esas situaciones.
ería tan tópica como cualquiera de las que se dicen en esas situaciones.
El
viejo elegante empezó a asomarse por el despacho de abogados en que
Begoña trabajaba y a entablar conversaciones intrascendentes sobre
acontecimientos culturales locales, dejando caer que le había visto
en alguno de los conciertos de la Filarmónica, como de hecho también
ella empezó a verle en tales conciertos según la temporada iba
avanzando. Poco a poco, aquellas conversaciones y encuentros tan
intrascendentes, fueron transformando la imagen de Iñigo, en los
ojos de Begoña, en la de un maduro bien conservado e, incluso, en la
de un hombre mayor pero interesante y Begoña pasó de compararlo con
su padre a compararlo con su novio, mejor dicho con su exnovio,
porque, aunque había sido su novio durante diez años, diez largos
años vistos desde aquella actualidad de Begoña, había roto con
Valentín justo antes del verano para disgusto de ambas familias, la
de Begoña que veía muy bien el inevitable matrimonio de su hija con
el primogénito de una familia industrial tan arraigada en el
Señorío, los Carvajal, cuya actividad industrial proveía de armas
y explosivos a ejércitos de todo el mundo.
De
hecho Valentín de Carvajal y Gil-Merodio había sido el único novio
conocido de Begoña y, este detalle no lo conocía la familia, quien
le había desvirgado en una nochevieja de mucho alcohol durante una
elegante fiesta en el chalet familiar de las Arenas, porque Begoña
había llegado virgen a 2º de carrera, cosa bastante infrecuente
para una joven nacida entre los ochenta y los noventa años del siglo
pasado. Aquella penetración un poco sorprendente para los dos
posiblemente, estaban buscando el abrigo de Begoña que había dejado
con los de otros invitados sobre una de las camas de una de las
innumerables habitaciones de la casa, cuando cayeron sobre el montón
de prendas mientras se besaban con lujuria juvenil y muchas babas,
así que siguieron metiéndose las manos en las mismas zonas íntimas
en las que habitualmente lo hacían en coches y rincones oscuros,
hasta que Valentín le quitó las bragas rojas y se las colocó él
mismo a modo de sombrerito de fiesta
y
mientras Begoña le miraba con más curiosidad que otra cosa desde su
nube de champagne, una tetilla al aire y las piernas con los zapatos
de tacón dirigidas en diagonal hacia una cenefa de flores de lis en
el estuco que decoraba las paredes, Valentín acertó a bajarse
pantalones y calzoncillos y abalanzándose sobre ella a introducir su
erección hasta el límite de su palmo y medio de longitud, luego
emprendió un vaivén, “se masturbó en mi interior” pensó
Begoña unos días más tarde, hasta que eyaculó. Y aunque aquella
decepcionante experiencia, con limpieza insuficiente posterior y
regreso sola en taxi a casa, quizá hubiera merecido ser la última
entre ambos, fue el inicio de su noviazgo de verdad, sin embargo.
Cuando, después de unos días de zozobra, tuvo seguridad de que no
estaba embarazada y los dos pudieron llegar a la primavera
tranquilos, se hicieron la pareja indisoluble que no se separaban ni
en la universidad ni en los fines de semana y, después de unos meses
de preservativos, Begoña pasó a la píldora anticonceptiva, ya que
la rutina del coito después de estudiar juntos en una de las dos
casas o en las excursiones de fin de semana y vacaciones, se impuso y
las familias tácitamente aceptaron aquellas relaciones
prematrimoniales como inevitables, porque eran claramente
prematrimoniales, sobre todo cuando Valentínsee incorporó al
negocio familiar y Begoña empezó de pasante en Figueruelas y
Asociados. Pero Valentín bebía mucho, incluso para ser de Bilbao
bebía mucho, y tuvo algún disgusto por dar positivo en controles de
alcoholemia y Begoña cada vez veía más claro que su novio y futuro
marido - se iba acercando a la edad límite de la treintena que su
madre enfocaba repetidamente como meta a alcanzar casada, como todas
sus amigas ya habían hecho -, era un alcohólico y cuando al regreso
de un viaje de negocios a Arabia Saudita, “allá no voy a beber
nada” le dijo al despedirse, se le cayó una papelina de cocaína
del bolsillo, al sacar la joyita que de regalo de había comprado en
el “duty free” del aeropuerto de Barajas, Begoña se plantó, la
verdad es que lo llevaba rumiando demasiado tiempo y le mandó
literalmente “a tomar por culo con tus amigos del Landachueta”.
Así
que llevaba más de un año, cumplidos los treinta sin trauma alguno,
descansando de píldoras anticonceptivas y de novios babosos,
saliendo con sus amigas que ya estaban en edad de irse separando o
divorciando, sublimando las ganas de sexo con relajantes sesiones de
juegos digitales que le resultaban más satisfactorios que los
fornicios atléticos con Valentín, haciendo vida sana por los
mejores gimnasios de Bilbao y siendo bastante feliz pero sin
apercibirse de ello.
Cuando
Iñigo de Arriluze le invitó, en el ascensor, a un concierto de rock
en el BEC que se iba a celebrar un par de meses más tarde y nadie en
Bilbao lo sabía aún no le sorprendió, quizá lo del concierto de
aquella estrella internacional sí, pero la invitación a algo, lo
que fuera, no. Y después de aceptar aquella invitación a meses
vista, también aceptó una primera invitación a una cena informal
en una taberna de las “Siete calles” y a una cena más formal
después del concierto de la Filarmónica e Iñigo empezó a llamarle
con frecuencia semanal pero sin quedar para salir muchas veces, sino
para charlar un rato antes de dormir, así que a las tres semanas de
aquella primera invitación comenzó a tomar la píldora de nuevo.
La
vuelta a la anticoncepción coincidió inmediatamente con una mayor
presencia de Iñigo en su vida, comían el menú del día del figón
más próximo al despacho juntos, Iñigo cambió su abono para estar
sentado a su lado en los conciertos, a veces le llevaba en coche
hasta su portal después de recogerla a la salida del gimnasio y,
cuando los besos en las mejillas se convirtieron en besos en los
labios, Begoña devoró aquellos labios hasta que él tomó un
respiro para proponerle un largo fin de semana juntos en Biarritz.
Así
que después de cambiar las citas profesionales del viernes, un
jueves a las 6 de la tarde salieron en el coche del financiero desde
Bilbao, la capital real de Euskal Herria, hacia Biarritz, el
verdadero balneario imperial de Euskal Herria.
El
Hôtel de Silhouette no tiene vistas, en realidad hay que subir a la
terraza para otear el mar y las montañas en el horizonte, pero no
necesita las vistas, bien situado junto al mercado y las calles
comerciales, es un pequeño hotel de lujo y confort. Dejaron las
maletas en la habitación al llegar, la hora de cenar en Francia,
Begoña apenas pudo ver que la habitación daba a un jardín
arbolado, Iñigo le trataba como con miedo de molestarla o
atosigarla, cenaron en un bistró de la misma calle, una mesa alta
situada sobre un suelo trasparente que dejaba ver una bodega, la cena
estaba deliciosa pero ninguno de los dos tenía mucho apetito de
comida. Iñigo le hablaba de viajes de niño a Biarritz con su madre
y su cuadrilla de amigas pijas para dejarse las pesetas de la sisa a
los maridos en boutiques, grandes almacenes y pastelerías barrocas,
y sus ojos eran de un niño asombrado, un niño que estaba admirando
el pastel que se iba a devorar.
No
sonaban las 10 en la iglesia de la Plaza y Begoña se estaba
desnudando en el reducido baño de la habitación, su cuerpo era
hermoso, horas de ejercicio y vida sana, su pecho se sostenía en su
volumen de refrán -”la buena teta en la mano quepa” se dijo -,
después de dudar se dejó las bragas y asomó la cabeza, Iñigo
estaba descalzo pero con la camisa abierta, un poco de tripa de
cincuentón, con la luz encendida,
- Apaga
la luz, desnúdate y métete en la cama – le pidió sin abrir la
puerta del todo mientras se quitaba definitivamente las bragas con la
mano oculta -.
- Te
quiero ver – dijo él y se desnudó inmediatamente, dejando con
cuidado su ropa en la silla de debajo la televisión -.
Luego
él se volvió desnudo y ella pudo observar su miembro medianamente
erguido ya, grueso, el doble de diámetro que el de Valentín, su
medida de comparación, él abrió la cama y se tumbó sin cubrirse
mirando hacia ella que salió a la luz con los brazos abiertos hacia
él como una Inmaculada de Murillo tiene la actitud de ofrecerse al
espectador – Iñigo no pudo evitar hacerse mentalmente esta
comparación - . La reacción masculina fue inmediata y completa,
como la barrera de un aparcamiento, la verga se alzó del todo
automáticamente a aquella señal de la mujer.
Él
apagó la luz cuando ella se acostaba. No hubo muchas palabras, se
acariciaron y se besaron, Iñigo con una lentitud casi exasperante,
Begoña con voracidad, como si el tiempo le fuera a faltar.
- ¿Hace
falta que me ponga condón? - Preguntó después de percibir en sus
dedos que la situación estaba ya como la colada de acero al rojo
blanco -.
- Si no
me vas a contagiar nada, no. Desde que te vi la primera vez – ella
mintió inconscientemente -, estoy tomando píldoras anticonceptivas.
Y él
la penetró con la misma lentitud y cariño y enseguida encontraron
un ritmo conveniente para ambos hasta que Begoña tuvo el primer
orgasmo de su vida en pareja y supo que quería más, muchos más,
con aquella persona, con aquella persona que roncaba ya a su lado
¿Cómo lo había hecho? Panza arriba, Iñigo no se despertó ni
cuando Begoña encendió la luz para observarle, la erección seguí
allí sobrepasando aquel comienzo de tripa cervecera, así que se
sentó a horcajadas encima de él, se colocó el miembro en la
entrada del receptáculo vaginal y empezó a marcar un ritmo, su
ritmo, que acompañaban las olas de la resaca que le parecía oír a
lo lejos.
Fueron
tres días y tres noches que a los dos les parecieron un sueño y
toda la vida a la vez. La vuelta hacia Bilbao por la autopista les
puso un humor triste al principio, pero para la altura de la
frontera, Iñigo ya le había preguntado si cuándo se casaran ella
iba a seguir tomando la píldora, ella le dijo que no había planeado
ni casarse ni tener hijos. A la altura de Deba sonó el teléfono,
era la hija de él, otra Begoña, que le saludó, dejando en
evidencia que su padre le había confiado sus planes y que les
invitaba a cenar si no estaban demasiado cansados. Pasando Eibar,
Iñigo le confesó que sus hijos estaban encantados con que su padre
tuviera novia, que la novia fuera más joven que ellos, que esperaban
que se casara y que tuviera algún hijo más...
… El
tiempo, sin embargo, había pasado y Begoña Bergareche Ibarra
recordaba todo esto dos meses después de que un asesino hubiera
acabado para siempre con aquel madurito interesante que le echó los
tejos en el ascensor del despacho, lo recordaba en bucle, una y otra
vez, mientras se paseaba sola por aquel enorme piso, museo de sus
recuerdos compartidos, solo el niño, ahora con los abuelos maternos
en la playa de Plentzia, le mantenía viva.
(In memoriam, ilustración propia)Capítulo siguiente
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